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cours de l'intervention, soit pour renouveler jusqu’au
Des deux méthodes étudiés ici, l’une, celle de Petit de la Villéon, représente l'extraction sous écran proprement dite, l’autre la thoracotomie en salle éclai-
rée n’est autre que l'extraction à l’aide du contrôle äntermittent.
1° Extraction sous écran
Dans ceite façon d'opérer, dit Ombrédanne «lopérateur regarde lui-même, prend le projectile en voyant son ombre et se {rouve exposé à recevoir une certaine quantité de rayons nocifs, outre qu'il est obligé de se placer dans des conditions d'éclairage spéciales et généralement défectueuses. »
C’est pour obvier à ces deux inconvénients que cet auteur a établi sa technique bien connue du contrôle intermittent. Mais la méthode de Petit de La Villéon, nous l’avons dit, se recommande par de tels avantages pour des cas choisis, qu’il faut bien nous en accommoder.
En ce qui concerne le premier point, risque de radio-dermite, il est inutile de se dissimuler qu’elle expose plus que toute autre à la pénétration de la main du chirurgien, non protégée (puisque les gants vraiment protecteurs interdisent toute manœuvre délicate) par les rayons nocifs. Mais outre qu’il y a toujours présent un radiologiste qui peut rappeler discrètement à l'opérateur, entrainé par le feu de
l’action, les précautions à prendre pour ne pas trop s’exposer, il y a toute une série de manœuvres simples à employer qui suflisent à réduire assez considérablement les risques etsur lesquelles nous aurons occasion d'insister. L’argument le plus sérieux, qui n’était pas de mise en pleine guerre, alors qu'oû ne sortait pour ainsi dire pas de la salle d'opérations radiologique, mais qu’on peut alléguer maintenant, c’est que les extractions de projectiles ne sont passi fréquentes et qu'il est sans doute indifférent de s’exposer de loin en loin au danger des rayons.
On pourrait dire sans doute qu'avec les progrès de la radiologie chirurgicale, d’autres interventions à : pratiquer en chambre noire deviendront courantes, comme par exemple l’enclouage du col du fémur par la méthode de Delbet : ce ne sera pas là non plus une opération que l’on pratiquera tous les jours.
Reste la question de l'adaptation, qui est d’importance. Pour notre part,nous n’avons jamais éprouvé de réelle difficulté pour nous mettre assez rapidement dans les conditions indispensables pour bien voir, pendant qu'on préparait le blessé en salle demi obscure. Les manœuvres purement opératoires,dans la méthode de la pince, étant réduites au minimum, nous n'avons pas eu besoin de nous servir de la lumière rouge, évidemment très incommode. Dans les cas où il a fallu, au cours de l'intervention, faire un débridement supplémentaire pour le passage d’un projectile volumineux à travers l’espace intercoslal, nous nous sommes servi de l'éclairage que
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nous uütilisions pour les projectiles des membres : une simple étoffe couleur rouge orangé (tango)adaptée à la lampe ordinaire. ;
Avec cette couleur la perle d'adaptation n’est pas très marquée, et la coloration du sang et des différents plans anatomiques est beaucoup moins changée que par l'éclairage rouge.
Comme matériel, il est inutile de prétendre viser, comme certains apôtres de l'extraction des projectiles thoraciques sous écran, à une’ sorte d’apparat vraiment: inutile pour une intervention si minime ! Pas de dispositif spécial, comme celui recommandé par Petit de la Villéon, pour modifier la position de l’opéré, pas d'agencement compliqué de l'écran : un petit trou dans la poitrine ne court tout de même pas les mêmes risques d’infection qu’une large incision de laparotomie !
N'importe quelle installation permettant de voir
clairement dans un thorax peut sufire, pourvu qu'elle comporte une table avec chariot porte-ampoule commodément mobile dans les deux sens sous cette table, avec diaphragme. Il y a seulement avantage à avoir une table protégée latéralement, une ampoule disposée de manière à ne pas émettre de rayons latéraux et à laisser l’ouverture du diaphragme constamment aussi réduite que possible. Le chirurgien, s’il ne peut protéger ses mains, peut protéger son corps et ses jambes par un tablier de plomb. L’ampleur de ces précautions est, nous le répétons, surtout fonction du nombre d'opérations
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. pratiquées et de la durée des expositions aux rayons, toutes conditions très modifiées par l’état de paix.
oo Extraction à l'aide du contrôle intermittent
Dans cette méthode, d’après Ombrédanne, « le radiologiste montre aussi souvent qu'il le faut, à mesure que se déroule l'opération, le point qu'il faut attaquer verticalement pour tomber sur le projectile, mais ici le chirurgien s’écarte pendant que passent les rayons et ne revient qu'après ».
Nous n’insisterons pas sur les caractéristiques de cette méthode maintenant très connue et indispensable pour l’utilisation de la radioscopie au cours des interventions thoraciques sérieuses : c’est la seule qui permette d'observer sans risque de faute l'asepsie la plus absolue, sans laquelle on marche à des ennuis certains quand on ouvre une plèvre ou un péricarde. |
Nous en reconnaissons d’autant mieux le mérite que pour les projectiles des membres, nous préférions personnellement de beaucoup l’extraction sous écran en salle obscure qui nous donnait toute satisfaction : nous pensions qu'il est bien plus agréable. de voir soi-même un projectile, que d’ailer à sa recherche en aveugle et guidé par un autre qui voit pour vous. Nous faisions d'autre part à la technique d'Ombrédanne le reproche de nécessiter toujours la voie d’accès verticale sur le rayon normal, ce qui est quelquefois mal commode. Tandis qu'avec l’extrac-
tion sous écran, la voie choisie pouvait être absolument arbitraire et restait toujours anatomique. Mais il est évident que, dans l’ensemble, nous risquions quelque chose au point de vue asepsie, bien que nous ayons réussi plusieurs fois dans ces conditions des sutures primitives. Or, pour ouvrir le thorax, nous estimions que nous n'avions pas le droit de risquer quoi que ce soit : la méthode de la bonnette nous en donnait les moyens. |