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Nous avons également essayé de déterminer si l’oxyurose est une infestation plus répandue dans les villes que dans les campagnes. À vrai dire, nos essais statistiques à ce sujet ne pouvaient permettre des interprétations très significatives. En effet, il nous faut tenir compte de ce que notre base de dénombrement est avant tout lyonnaise.
Sans doute, avons-nous pu constater que l’oxyurose est une maladie des quartiers populeux où pour ainsi dire l’exiguité des habitations force la contamination, mais si l’on considère la question de l’infestation dans la population rurale, on s’aperçoit que les conditions déplorables d'hygiène de la plupart de nos campagnes, où, en particulier, l’absence d'installations hydrauliques modernes, raréfie la pratique des ablutions, favorise très fortement la propagation des Helminthes.
De l’analyse des tableaux ci-dessus effectuée, nous pouvons donc retenir que la vie en commun dans le milieu familial et dans le milieu scolaire d’une part, et d’autre part l’absence de pratiques d'hygiène personnelle, sont des facteurs déterminants de la multiplication des cas d’oxyurose.