‹ Contribution à l'Étude de l'HelminthiaseChapitre 18 sur 46 · NS RE · texte numérisé non relu

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d’âge apparent pour enfant), par voie orale. Des lavements de 1 litre (1 gramme d’hexylresorcinol pour 1 000 ce d’eau) sont pris les mêmes jours.

Phénolphtaléine avec racine de jalap donnent lieu à des traitements de 20 jours consécutifs. Aucun de ces deux médicaments n'étant spécialement anthelmintique, il ne faut pas s’étonner de ce que les résultats ne soient pas toujours absolument probants. De plus, l’usage prolongé de la phénolphtaléine crée des intolérances qui exigent une interruption de la cure pendant plusieurs jours.

Tétrachlorure de carbone

Si l’on se réfère à LEACH (18) ou à HAMPToN (19) des résultats tout à fait probants auraient été obtenus. Malheureusement, l’administration quelquefois répétée de 3 cc de Tétrachlorure de carbone ne reste pas sans éprouver sérieusement les fonctions hépatiques et rénales.

Essence de chenopode

La toxicité de ce produit présente de très graves inconvénients, tant ROUE les adultes que pour les enfants.

Thiodiphénylamine

Avec l’avènement de la médication sulfamidée on a enregistré une nouvelle tentative de résoudre la question de l’oxyurose. On ne peut pas dire que cet essai ait été couronné de succès, ni même qu’il n’ait donné lieu à certains avantages. En particulier, l’administration de 40 grammes de phénothiazine en dix jours a été suivie de symptôme d’anémies assez graves. On a ainsi été amené à réduire très sensiblement les doses administrées et à faire des cures de 3 jours comportant 4 grammes par jour.

L'avantage de cette médication serait de ne point nécessiter de diète, ni d’avoir à recourir à des adjuvants tels les lavements. Cependant, eu égard aux nombreux phénomènes de réinfestation, il est recommandé de pratiquer une

deuxième cure après deux à trois semaines d'interruption.

PO ec Déhydrocholates

DescHiens et CoTTET (20), étudiant l’action anthelmintique du Déhydrocholate de sodium, du Cholalate de sodium, leur ont simplement reconnu une valeur d’adjuvant dans le traitement de l’oxyurose par les dérivés triphénylméthaniques. La dose à prescrire est de 1 gramme à 1,5 gramme par jour pour les adultes, et 0,30 à 0,90 pour les enfants dans l’intervalle de 7 jours d’interruption lors des cures au Violet de gentiane, à la Fuchsine ou au Vert malachite.

Si nous voulions être plus complet dans notre énumération des médicaments proposés pour l’oxyurose, il nous faudrait citer la pyréthrine, le bismuth, le stovarsol et bien d’autres qui ont donné lieu à maints travaux et à beaucoup d'espoir. Nous nous devons cependant de signaler des travaux récents de MouRIQUAND G., RoMAN E. et CorsnARD J. (56) relatifs à l'emploi de l’Hydrate de Piperazine dans les oxyuroses. Il s’agit là de recherches en cours. Un point intéressant acquis semble être qu'il n’y a une réelle action de ce médicament que contre les femelles gravides du parasite.

Cette diversité même prouve la complexité de la question de l’oxyurose et l’expérience montre qu’il faut traiter des groupes familiaux entiers. GARIN (21) pense que les échecs dans le traitement des oxyures ne tiennent pas tant à la nature des anthelmintiques employés qu’à l’insuffisance et à l’imprécision des prescriptions. Selon cet auteur, la biologie du parasite doit rester présente à l'esprit et il ne peut y avoir de traitement efficace sans que les personnes habitant sous un même toit soient traitées simultanément.

Quant à nous, nous estimons que l’ignorance de la biologie des oxyures fait affirmer bien souvent des guérisons là où il n’y a que répit dû à l’évolution du parasite. On prend une réussite partielle pour un succès définitif, et comme le dit WiEGAND (22), en nul autre domaine comme dans le traitement de l’oxyurose, réussite partielle n’est synonyme d’échec. Nous avons vu de nombreux cas où des porteurs de parasites traités vigoureusement pendant plusieurs semaines, ayant vu leurs troubles disparaître et s’étant estimés guéris, avaient arrêté leur traitement et au bout de quelques autres semaines de rémission avaient subi la réapparition de tous leurs maux. Deux causes nous semblent conditionner cette recrudescence après une apparente guérison :

19 Il est possible que le sujet traité ait été victime d’une nouvelle contamination. Cette cause relève de la prophylaxie et de l'hygiène que nous envisagerons plus loin.

29 Il est également possible que la guérison n’ait été qu’apparente et qu’une médication plus prolongée eut été définitive. Nous savons cependant que certains médicaments, comme les sulfamides, où même les dérivés triphénylméthaniques ne peuvent être employés indéfiniment, sans danger d'intoxication.

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