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souterrains. La fosse septique serait dans ces conditions, bien qu’imparfaite, un progrès notable par rapport aux pratiques habituelles en usage dans nos campagnes.
Ici, le rôle de l’éducateur est particulièrement important, car très souvent, pour des fins d'utilisation ultérieure, on se contente de déposer les matières dans des trous à peine profonds de quelques décimètres et recouverts d’une simple planche.
Signalons le rôle d’agent vecteur que peuvent jouer les animaux domestiques (chiens, chats) se roulant dans la poussière, au contact des détritus, mangeant quelquefois les excréments et recevant certaines fois leur nourriture dans des assiettes qui ne sont pas toujours séparées de la vaisselle familiale ; auxquels, en d’autres familles, on fait partager jusqu’au lit. Sous cet angle, le rôle de l’édu-
cateur nous paraît important.
Hygiène du corps
Si nous envisageons maintenant les mesures d'hygiène relatives aux porteurs, il nous faut nous appliquer à étudier le parasite dans ses étapes successives. Son parcours à l’intérieur de l’individu peut cependant être écarté d’emblée, puisque les interventions qu’il commande relèvent de la thérapeutique que nous venons d’exposer.
Du parcours extérieur, les deux points à considérer sont d’une part, la région anale et d’autre part, les mains et plus spécialement les ongles qui assurent le transfert du parasite de l’orifice. anal à l’orifice buccal. Nous envisagerons successivement les mesures d’hygiène relatives à la région anale, puis celles s’appliquant aux mains et aux ongles. Nous considérerons également les possibilités d'empêcher le contact des mains avec l’orifice anal et par conséquent la transmission des éléments parasitaires.
Pour éliminer les œufs pondus autour de l’anus par la femelle gravide, le bain de siège quotidien et prolongé à la température de 370 pour n’être pas une solution décisive, n’en offre pas moins de considérables avantages d’une réelle efficacité et d’une grande facilité d’exécution.
Il peut être pratiqué dans n’importe quel milieu social, même là où l’on ne dispose pas d'installations sanitaires spécialisées (salle de bains, bidet, etc)*h ne nous paraît pas indispensable d’ajouter un antiseptique à l’eau du bain, le séjour prolongé des éléments parasitaires dans l’eau suffisant, comme nous l’avons déjà indiqué, à interrompre la reproduction. Cependant, l'emploi d’un savon liquide, évitant toute possibilité de contamination, ne peut que favoriser l’action parasiticide. Par ailleurs, l’eau agit également par entraînement mécanique, celui-ci pouvant être tout particulièrement accentué par l’emploi du bidet à eau courante, chaude si possible. Cependant, cet avantage de l’emploi du bidet est
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diminué par le danger de contamination que représente cet appareil sanitaire qui est rarement individuel. Il faudra pour éviter cette possibilité de contamination, procéder à une désinfection systématique après usage, par lavage avec de l’eau légèrement javellisée puis rinçage abondant. À ce propos, il ne nous paraît pas inutile de recommander pour ce nettoyage l’emploi de gants de ménage en caoutchouc qui pourront être désinfectés facilement ensuite. Si ces précautions relatives au danger de contamination par l’emploi du bidet ne peuvent être observées, il est préférable de pourvoir le porteur de parasites d’une cuvette individuelle dans l’eau de laquelle on ajoutera éventuellement un antiseptique savonneux. Pour prévenir de possibles irritations cutanées par gerçures, on séchera soigneusement la région anale avec un linge strictement individuel et l’on saupoudrera d’un talc légèrement boraté. On pourra, dans les premiers temps du traitement, prolonger l’action parasiticide par l’emploi d’une pommade au Calomel ou de l’onguent napolitain pour onctionner la région périanale.
Cette région anale, point crucial si l’on peut dire du cycle du parasite, devra. dans la mesure du possible être soumise seulement à des contacts avec du linge facilement lavable par exemple, le port d’un slip empêchera la souillure de la chemise et du pantalon, ce slip pouvant être facilement désinfecté par lessivage dans une eau chaude.
De nuit, la région anale devra être mise à l’abri du contact de la main lors du grattage quasi réflexe que le dormeur irrité par le prurit, pratique immanquablement, si ce mouvement peut s’accomplir mécaniquement, c’est-à-dire, s’il n’exige pas une série de gestes organisés progressivement et contrôlés que permet seulement l’état de veille, ce qui suppose alors l'exercice de certaines fonctions inhibitrices. On a souvent dans ce sens recommandé au sujet infesté de porter durant le sommeil un caleçon hermétique et très adhérent, empêchant ainsi le grattage direct. Que penser de l’efficacité d’une telle pratique? Nous avons à ce sujet trouvé des avis très partagés. LENTZE (23) estime que dans bien des cas la frénésie du grattage est telle que les œufs d’oxyures finissent par passer à travers les mailles du caleçon et aboutissent sous les ongles, comme si aucune protection n’existait. Cet inconvénient peut cependant être minimisé soit par le port d’un pantalon de pyjama par-dessus le caleçon, soit encore par l’emploi d’un caleçon de toile que l’on fermera le mieux possible. De toute façon, cette pratique est facile et même si elle n’assure pas dans tous les cas une protection absolue, elle doit cependant toujours être recommandée.
Soins des mains Si les soins qui visent à l'élimination du parasite de la région anale deman-
dent une vigilance de tous les instants et une attention toute spéciale, il en est tout autant pour ceux relatifs aux mains et aux ongles dont il faut penser que,
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non seulement ils peuvent collecter les éléments parasitaires sur un porteur, mais encore être soumis à une infestation à propos de chaque objet.
Nous devons considérer que les ongles peuvent être infestés en permanence et que si la source anale d’infestation peut être combattue utilement par les mesures dont nous venons de parler, il n’en est pas de même des sources extérieures à l’individu, trop nombreuses pour pouvoir faire l’objet d’une désinfestation systématique. Il faudra donc se résoudre à savonner les mains sales et les ongles infestés et à pratiquer une désinfection par lavage et brossage au moment critique de la transmission que sont d’une part, les repas, et d’autre part, le départ des lieux où peut se produire le contact de la main, soit avec la région anale, soit avec des sièges de cabinets fréquemment souillés.
À cet usage, nous recommanderons l’emploi d’une brosse individuelle dure, en soies de sanglier ou en nylon, aux poils courts et drus, de savon liquide ou en pâte contenue dans des tubes (genre Sapogel anglais) cette dernière précaution, à savoir de ne pas employer un savon en morceau a pour but d’empêcher la transmission d'éléments parasitaires qui pourraient s’y coller au moment de l’usage. Après emploi, la brosse sera soumise à un courant d’eau sous le robinet et plongée pendant un certain temps dans un récipient contenant de l’eau.
Certains auteurs ont préconisé de faire porter aux individus infestés des gants durant le sommeil. Cette mesure présente de réels avantages, à condition que d’une part on désinfecte régulièrement ces gants, et que d’autre part, on continue d’assurer la protection de la région anale, car il est bien évident que le transport de l’œuf à la bouche peut s’effectuer pendant le sommeil (beaucoup d’enfants sucent leurs doigts pour s’endormir). Il ne faudra pas oublier non plus que les mains souillées, même gantées peuvent répandre les œufs dans les draps du lit, et assurer ainsi une dissémination de l’infestation.
De toute façon, il conviendra toujours de recommander une coupe bi-hebdomadaire des ongles, ceux-ci étant pour ainsi dire maintenus à ras les doigts. Un curetage des régions profondes s’impose également. À cet usage, on évitera d’employer des instruments métalliques qui risqueraient d’écailler le dessous de l’ongle et de le rendre ainsi beaucoup plus propice à récolter des éléments parasitaires ; il conviendra plutôt d’utiliser des instruments en os ou en bois.
Alimentation
Dans le cadre des mesures individuelles de prophylaxie et d’hygiène, nous nous devons de consacrer notre attention au rôle de l’alimentation et nous demander si certains régimes favorisent l’évolution du parasite ou si d’autres semblent l’inhiber.
Partant de la constatation de certaines immunités individuelles qui se produisent au sein de groupes infestés, plusieurs auteurs se sont demandé si