‹ Contribution à l'étude de l'Hématocèle Funiculaire et des Kystes hématiques du cordon spermatiqueChapitre 10 sur 17 · NU ES · texte numérisé non relu

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2. La torsion du cordon, surtout dans sa vérité supra-vaginale peut, elle aussi, être confondue avec l’hématocèle funiculaire. Elle se voit le plus souvent chez un adolescent, plus rarement chez un enfant. Le début en est brusque après un traumatisme ou un effort violent ayant amené une contraction de la paroi abdominale, il est marqué par une douleur vive, syncopale se localisant rapidement au testicule intéressé. Puis s'installent des signes péritonéaux (c’est le péritonisme scrotal de Forgue) avec : rétraction de de la paroi, défense musculaire, nausées ow vomissements, faciès pâle, angoissé, pouls petit et rapide. Ce tableau s’estompe vite faisant place à une symptomatologie purement locale : la tuméfaction inguinale ou scrotale. Les deux affections ont donc bien des points communs. Mais la torsion se voit surtout chez des sujets jeunes, elle aboutit à une tuméfaction testiculaire, alors que testicule et épididyme sont généralement intacts dans l’hématocèle. II faut toujours penser à la possibilité d’une torsion en présence d’une orchite aiguë dont la cause reste obscure: la détorsion peut se faire spontanément et les accidents tournent court, mais le cordon peut rester tordu et le testicule se nécrose si on n'intervient pas.

3. La torsion de l’hydatide de MorGAGNI ou de lorgane de GIRALDÈS, organes situés dans le scrotum, peut donner des signes analogues à ceux de Paffection précédente, toutefois une erreur de diagnostic fait courir moins de risques, la vitalité du testicule

étant bien moins en danger.

nier

4. La phlébite du varicocèle se reconnaît à la préexistence d’un varicocèle, à l’état inflammatoire local : œdème et douleur (les veines spermatiques enflammées sont difficiles à palper).

5. L'hydrocèle du cordon soit diffuse soit enkystée est plus facile à différencier : l'affection est alors congénitale, son évolution est lente, elle est indolore; la tumeur est lisse, un peu mobile enfin elle est translucide. Mais la transformation de l’hydrocèle en hématocèle peut rendre les différences moins accusées.

6. L’hydrocèle de la vaginale a une évolution lente, chronique, indolore, elle peut communiquer avec une hydrocèle funiculaire ou même pénétrer dans la cavité péritonéale.

7. L’hématocèle de la vaginale, surtout si elle a une origine traumatique peut être difficile à différencier. L’hématocèle spontanée de la vaginale est plus facile à reconnaître, qu’elle succède à une hydrocèle ou qu’elle se développe d'emblée de façon lente et insidieuse.

8. On ne s’arrêtera pas aux diagnostics d’orchite aiguë et d’adénite inguinale. Les affections sont trop différentes pour qu’il y ait lieu de discuter longuement ces diagnostics.

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