‹ Contribution à l'étude de l'hémo-lymphangiome de la langueChapitre 37 sur 43 · ETES · texte numérisé non relu

ETES

La lésion en somme est constituée par des véritables vésicules lymphatiques, arrivant souvent Jusque sous la couche superficielle de la muqueuse, avec quelques hémorragies minimes, par usure des capillaires, ce qu explique bien l'aspect clinique des lésions, apparaissant sous forme de perles, parfois blanches, parfois hématiques, à la surface d’une tuméfaction constituée par l’ensemble de ces formations.

En outre, nous devons signaler dans les deux cas que nous avons pu étudier, l'existence d'une inflammation des plus nettes : souvent, à la base des bourgeons interpapillaires, dans les premières couches du derme, on constate des amas de petites cellules rondes, nettement inflammatoires, et toujours en foyers assez bien circonscrits. Tôrôk les avait signalées déjà, en même temps que les cellules fusiformes conjonctives ; pour ces dernières, nous n’en avons pas trouvé dans nos préparations, une abondance particulière’: c'est plutôt le üssu inflammatoire qui a pu attirer l'attention. D'autres auteurs signalent également ce fait : Favre, Civatte entre autres. Ajoutons qu'en dehors de ces lésions nous n’avons pas constaté de cellules endothéliales anormales, en particulier des cellules naeviques.

Pouvons-nous tirer des conclusions de ces faits ? Nous ne le pouvons pas : il serait nécessaire qu'un plus grand nombre de cas soient réunis et examinés. Néanmoins, celte singulière affection ne semble pas avoir été expliquée de façon satisfaisante. Est-ce un naevus simple avec hyperplasie lymphatique ? Il ne semble pas: les cellules naeviques font toujours défaut. Est-ce une tu-

meur du tissu lymphatique, bénigne évidemment ? Peut-

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