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nous ne concluerons pas. Nous trouvons-nous devant des exemples de thrombasthénie, conformément à la théorie de HAYEM et GLANZMAN ou bien n’y a-t-il pas de relation entre les globulins et la rétractilité du caillot d’une part et les lésions capillaires d’au- ‘tre part, contrairement à la théorie de ROSENTHAL — et c'est ce qui pour nous semble vrai — l’état actuel des recherches nous force à nous borner à de simples constatations.
Si nous continuons à examiner les différents symptômes fournis par nos observations : hémorragies, temps de saignement prolongé, troubles du système capillaire et surtout irrétractilité du caillot, sur la valeur de laquelle nous avons longuement insisté, nous en arrivons à nous rallier à la théorie de WEIL et ISCH WALL, mais seulement après en avoir éliminé le facteur endocrinien et hérédo-spécifique.
Il est évident que, devant l’analogie qui existe entre l’hémogénie et des symptômes fournis par des cas d'insuffisance hépatique, dans les cirrhoses par exemple, on se trouve forcé d’incriminer une atteinte prépondérante du foie. En effet, dans les cirrhoses de Laennec par exemple, où le fonctionnement de la glande hépatique est complètement annihilé, on trouve au point de vue sanguin une irrétractilité presque totale du caillot. Nous l’avons d’ailleurs contrôlé pour notre part sur 6 malades atteint de cirrhose de Laennec.
‘ Voulant prouver que cette irrétractilité était bien sous le fait de la carence de la fonction hépatique, nous avons, chez 3 de ces cirrhotiques, prélevé du sang dans la veine à l’aiguille de Vernes. Nous avons recueilli ce sang, 10 centimètres cubes dans un tube témoin, puis 10 cm3 dans un tube où nous l'avons mélangé à bo centigrammes d'extrait hépatique et 10 em3 enfin que nous avons mélangé à ro centigrammes d’extrait hépatique. Nous avons noté avec les 5 centigrammes d'extrait hépatique, une rétractilité partielle et une rétractilité complète dans le tube où mous avions déposé 10 centigrammes d'extrait hépatique. Cette expérience paraissait assez démonstrative. Comme contre-épreuve, nous avons pris ensuite plusieurs tubes contenant chacun 10 cm3 de sang, puis outre l’extrait hépatique, nous avons mis dans un tube de l'extrait splénique, dans un quatrième de l'extrait thyroïdien, enfin, dans un dernier, de l'extrait ovarien. Nous devons reconnaître que, chez les trois malades sur lesquels nous avons opéré, l’extrait hépatique nous à donné une rétractilité nette, mais les autres extraits nous ont donné aussi une rétractilité appréciable, l’extrait thyroïdien, une action peut être moins accentuée que les autres. Nous ne pouvons. actuellement rien conclure de ces expériences. Nous avons d’ailleurs des travaux en cours à ce sujet.
Quoi qu'il en soit, considérant la rétractilité du caillot, comme
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le stigmate capital de l’hémogénie, vu l’analogie que nous rencontrons sur ce signe dans les insuffisances hépatiques, cirrhose de Laennec en particulier et dans l’hémogénie, nous sommes forcés d'émettre l'hypothèse que, dans les troubles qui font l’objet de ce travail, le foie semble jouer le rôle principal. Cette hypothèse, comme nous le faisions remarquer dans notre communication à la Société de Biologie de Marseille, est pour ainsi dire faite par élimination, car si le rôle du foie dans la coagulation du sang est prouvé, il est malgré tout encore douteux pour ce qui concerne la rétractilité du caillot. Mais, par élimination du rôle des globulins et des endocrines, on est obligé d’incriminer le foie seul ou associé à la rate et peut-être à la moelle osseuse, en raison de la synergie fonctionnelle bien connue qui existe entre ces organes. D'ailleurs, comme nous allons le voir plus loin, la radiothérapie splénique nous a donné les résultats les plus satisfaisants. La preuve décisive de la responsabilité hépatique dans l’hémogénie est évidemment plutôt pour l'instant une question de déduction logique qu'une vérification scientifique rigoureuse, la fonction sanguine du foie n'ayant pu encore être explorée jusqu'ici, fait d'ailleur pleinement en accord avec l'opinion d’ISCH. WALL.
Dans nos recherches, nous pouvons invoquer, comme confirmation de cette hypothèse, le fait de l’action heureuse dans un de nos cas de l’extrait hépatique et, dans l’autre, de l’ingestion de foie frais.
Enfin, on peut très bien admettre, toujours par analogie avec ce qui se passe dans les cirrhoses que l’altération des capillaires dans l’hémogénie, qui se manifeste par l’augmentation du temps de saignement, le signe du lacet, etc.. ait aussi pour cause l'affinité de toxines à point de départ hépatique pour les endothéliums vasculaires. Mais la question sur laquelle mous insistons, c'est que l’hémogénie nous semble le fait d’un trouble de la fonction sanguine hépato-splénique isolée sans aucuné lésion des autres glandes endocrines et surtout sans que ces troubles soient déclanchés dans la plupart des cas par ume tare hérédo-spécifique.