TRAITEMENT
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Devant cette incertitude où, malgré tout, nous nous trouvons des causes et du mécanisme de l’hémogénie, on conçoit que le traitement soit allé en tâtonnant et présente une certaine allure. symptômatique, voire même empirique.
Successivement, on a préconisé d’abord contre l’hémorragie elle-même l'application d’ hémostatiques locaux : sérum, adrénaline, cautérisation, etc.
Au point de vue « traitement général » et voulant noie la: crase sanguine du malade, il était logique que l’on tente des transfusions, soit de grandes transfusions de 5 à 600 cm3, soit de petites transfusions répétées de 30 à 4o cm3 ; d’autres ont essayé les injections de sérum animal, les injections sous-cutanées de sang frais.
MERKLEN et WOLF ont essayé les injections intra-veineuses de solution hypertonique de chlorure de sodium ou de chlorure de calcium. Wolf fait des injections de peptone à la dose de 10 à bo centigrammes en solution isotonique et séparées par un intervalle de deux jours au moins et de huit jours au plus.
P. E. WEIL lutte contre l’hémorragie par des vaso-constricteurs : rétropituitine, ergotine, émétine, adrénaline, mais le traitement de la diathèse elle- -même, outre les injections de sang souscutanées et d'extraits de différentes endocrines puisqu'il incrimine, comme nous l’avons vu, leur action, est surtout à base us hémato- -éthyroïdine que l’hémogénique présente ou non des troubles d’hyperthyroïdie.
Cet hémato-éthyroïdine, il en donne une cuillère à café par 24 heures, durant 20 jours, et répète la cure après un intervalle de quelques jours de repos. Il ajoute, d'autre part, que, même si ses malades présentent de l’hypo-thyroïdie, il me rejette pas l’hémato-éthyroïdine, mais il étudie son action, comparativement avec l'extrait thyroïdien.
Enfin, dans les cas d’hémogénie grave, rebelle au traitement, il conseille la splénectomie, surtout quand il y a splénomégalie : elle amènerait une sédation marquée des phénomènes et peut-être éliminerait l’organe responsable. Il se base sur des résultats satis-
faisants publiés par ROSENTHAL et KASNELSON surtout.
Enfin, considérant toujours l'hypothèse d’une tare spécifique, il conseille une traitement prudent anti-syphilitique.