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seulement de l’'hémoglobine, mais de la méthémoglobine, c'est-à-dire, qu'entre les deux bandes de l'oxyhémoglobine, placées dans le jaune et le jaune vert, il y a une troisième bande qui se place dans le rouge orangé.
Ce fait est important, car l'hémoglobine ne peut se transformer en méthémoglobin® dans l'urine, qu'au bout d'un temps relativement long, et, d'autre part, si Paccès d’hémoglobinurie étaitdûsimplementaàl'hémoglobinhémie les urines fraichement recueillies ne devraient renfermer que de l’hémoglobine.
Eafin, dans certains cas, si l'hémoglobine s'altère davantage, on peut trouver au spectroscope la réduction de l'hématine et principalement de l'hématine acide (Hénocque). Mais dans ces cas,il est probable qu'il y a eu altération de la matière colorante par excès d’oxalates, soit dans la vessie, soit dans l'urine après son émission
La quantité de matière colorante contenue dans l'urine est difficile à apprécier. Henocque aurait trouvé 7 de sang pour 109 d’urine, Hayem le même chiffre, et Salle 12 de sang pour 100 d'urine.
L'examen chimique de l'urine montre d’abord que l'acidité est augmentée. La teinture de Gaïac, le réactif de Heller, donnent des réactions suffisantes pour démontrer la présence d’une matière colorante dérivée du sang,mais c’est le spectroscope seul, qui permet d'affirmer l'existence de l'hémoglobine.
L’albumine existe d'une manière constante dans l'urine : ordinairement elle apparait avec l'hémoglobine et disparait avec elle, mais quelquefois elle peut persister deux ou trois jours après la cessation de l'hémoglobinurie
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(Lehsen). Cette albumine est coagulable par la chaleur et l'acide nitrique ; Gull a pensé que c'était de la globuline, mais Saundby a montré que les deux albumines du sérum existaient dans le précipité.
Enfin dans quelques cas il y a des accès caractéristiques qui sont simplement formés par de l'albuminurie sans hémoglobinurie. |
Le chiffre de l'urée est variable, tantôt augmenté, tantôt diminué (M. Charteris — A. Robin). M. Henrot a noté l'augmentation de l'acide urique Les oxalates sont parfois très abondants, et certains auteurs leur ont attribué un rôle important, même prépondérant, dans les altérations de la matière colorante et des globules du sang.
D'ailleurs, d’après Murri, qui a fait uriner ses malades d'heure en heure,aussi bien pendant l'accès qu’en dehors de lui, voici comment les phénomènes se passent : il y a d’abord ,au commencement de la crise et alors que le malade n'éprouve pas encore la sensation de froid, diminution de la proportion d’eau et par suite accroissement du poids spécifique,avec souvent précipitation des urates.Peu après l’albumine apparaît, puis l’'hémoglobine se manifeste et l’on voit des cylindres en quantité tantôt minime, tantôt considérable. La quantité de la sécrétion reste constamment restreinte. L'accès fini. c'est l’hémoglobine qui disparaît la première, puis l’albumine, tandis que l’eau est ordinairement très abondante durant les premières heures qui suivent. Telle était du moins la marche de l'accès chez deux de ses malades ; chez d'autres, au contraire, lhémoglobine apparaissait plus rapidement, et l’olisurie était
moins manifeste. Enfin, on eonçoit,que si le malade a eu Blanc à
le temps de se réchauffer dès qu'il a senti les premiers phénomènes de l’accès, l’hémoglobine n'apparaît pas, l’urine contient seulement alors un peu d’albumine ou même elle n’en contient pas du tout et il y a seulement oligurie.
La durée totale de l'accès est en moyenne de six à huit heures ; peu à peu les phénomènes diminuent, le malade se réchauffe, il émet des urines de moins en moins chargées en hémoglobine ; la douleur lombaire persiste plus ou moins longtemps selon le cas, mais s’atténue bientôt.
La fin de l’accès est quelquefois marqué par des transpirations abondantes, et même si abondantes dans le cas de Kobert et Kuessner, cité par Delabrosse, que la sueur dégouttaitlittéralementdes membres.La soif,qui existe parfois dès le début, est habituellement très vive à ce moment.
. Nous avons décrit l'accès moyen, celui que l’on rencontre le plus fréquemment. Mais à côté de ces cas,il y en d’autres où l’accès est très intense, d’autres au contraire où il est à peine marqué, avorté.
Grands accès. — Les grands accès sont caractérisés par l’exagération de tous les phénomènes ; il y a frisson intense, refroidissement généralisé de la peau, claquement de dents, vomissements. En même temps apparaissent quelquefois des éruptions variées : du purpura (Francis, Kobert et Kuesener), des ecchymoses phlycténoïdes sur la grande courbure de l'oreille (Henrot),des gangrènes partielles du nez, des joues, des oreilles, des orteils(Wüilks) enfin de l’urticaire (Stephen-Mackhensie, Forrest).
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