‹ Contribution à l'étude de l'hémoglobinurie paroxystique essentielleChapitre 9 sur 29 · ACTE ue · texte numérisé non relu

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ces ilots, on voyait de nombreux globules blancs ayant envahi le tissu conjonctif séparant les tubuli ; de plus, dans beaucoup de glomérules, on voyait les anses gorgées de ces globules blancs, et certains tubes de Henle en étaient remplis. De même, M. Dieulafoy, à l’autopsie d'une jeune femme morte pendant un paroxysme d’hémoglobinurie, aurait constaté des lésions rénales congestives, semblables à celles décrites par M. Robin. Cette congestion rénale aiguë primitive de M. Robin, peut d’ailleurs se résoudre rapidement, ou au contraire, être le premier acte d'une néphrite congestive.

Dans les hémoglobinuries expérimentales, on trouve à l'examen anatomique, des lésions rénales ; mais ces lésions ne sont pas cause, mais plutôt effet du passage de l’'hémoglobine. Ces lésions sont localisées au niveau des tubes sécréteurs ; le pigment occupe les épithéliums sombres des tubes contournés et de la branche ascendante de Henle, il manque au contraire, au niveau des épithéliums clairs de la branche descendante, des tubes droits et des tubes collecteurs. Les glomérules sont aussi privés de pigment. Dans les formes les plus graves, l'infiltration pigmentaire peut être assez marquée pour que la séparation des cellules ne soit plus visible, et que les noyaux soient complètement masqués pas des amas grenus jaunes, rouges, presque noirs par endroits.

Enfin dans le degré le plus élevé, d'après Brault (Traité de médecine. V. p. 627), les tubes ne paraissent contenir que des débris de globules rouges, et on ne retrouve nullement l’histologie normale des tubes contournés. Ces lésions si accentuées prouvent que l’hémo-

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