‹ Contribution à l'étude de l'hémophilieChapitre 6 sur 9 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

OBSERVATION I (Rochet).

Publiée par Gayet dans la Gazette Hebdomadaire de Médecine et Chirurgie. 1895.

X... petit malade de 12 ans, est assez bien portant, quoique de constitution frêle et délicate. Depuis un an a présenté des signes d’'hémophilie. Il à eu à plusieurs reprises des hémorrhagies sérieuses par le n:z et même par les gencives. Ecchymoses faciles,

Un jour sans cause apparente, il est pris de douleurs extrêmement vives dans le bras qauche, avec gonflement rapide des parties molles dans toute lacir-

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conférence du membre et dans presque toute sa longueur.

Ce gonflement s’accroit rapidement et quand le médecin revoit l'enfant, 24 heures après sa première visite, il trouva la région extrêmement dure et tendue, avec peau luisante à sa surlace et comme une teinte brunätre dissimulée par dessous. La moindre pression, le moindre contact sur ce téqument tendu à l’excès sont horriblement douloureux. Eu raison de ce tableau symptomatique, en raison de la température montée aux environs de 39, le praticien eut peur d’un phleqmon suraiqu ét fit entrevoir la possibilité d’une opéraion. La famille se refusa tout à fait à cette proposition et l’on fut obligé d'attendre.

On n’eut pas tout d’abord lieu de s’en repentir, car quelques jours après ce début à grands fracas, l’'empâtement avait diminué notablement, les douleurs étaient beaucoup moins vives et une large ecchymose apparaissait le long du bras. C’est alors seulement que le mal fut rapporté à sa véritable origine, l’hémophilie. On en eut bientôt la confirmation.

L’hématome se ramollit au point de donner la sensation d’une immense poche fluctuante, prête à s'ouvrir. Les parents consentirent, cette fois, à l'ouverture de ce qu'ils croyaient être un abcès, et l’incision de la poche ne donna issue qu’à un liquide sanguinolent et à une

grande quantité de caillots.

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