II. — Influence maternelle
Le pronostic des troubles génitaux bénins de la femme est à peu près comparable à celui des troubles analogues chez l’homme. Ici, par contre, la stérilité est facile à affirmer. La grossesse apparaît des plus rares chez les malades non traitées, ou insuffisamment traitées.
Bouchardat écrivait en 1852 : « Je connais infiniment peu d'exemples de diabétiques devenues mères, et je dois dire que je n’en connais pas qui aient conçu pendant que leurs urines contenaient une quantité notable de sucre ». De nos jours, l'apparition de linsuline dans la thérapeutique a modifié con idérablement la proportion des grossesses menées à terme, chez les diabétiques.
Le professeur Labbé, en 1931, rapporte ainsi un certain nombre de cas heureux. En reprenant ses observations, nous voyons :
— Dans un premier cas : l'enfant naîtra sans présenter de glycosurie ; ce n’est que vers 4 ans que, sous l’influence d’une suralimentation, il présente une obésité accompagnée de glycosurie. Il est difficile ici