TRAITEMENT
Mème en l'absence de dyspnée, il esturgent d'instituer un traitement spécifique car, avant tout, il importe d'éviter la cicatrisation vicieuse et ses funestes conséquences.
S1 l’on s’adresse au mercure, on aura recours aux
frictions ou mieux encore aux injections intramusculaires de sels solubles ou insolubles. Nous donnons la préférence aux injections de Hgl.
S1 la cavité laryngée est encore large, on peut adjoindre immédiatement au mercure KI à hautes doses. Sinon, on attendra pour le prescrire les bons effets du traitement mercuriel, dans la crainte qu'un œædème iodique ne surajoute aux lésions el produise l’asphyxie. De toutes façons, le malade sera étroitement surveillé afin de parer à tout danger de ce côté.
Depuis ces dernières années on tend de plus en plus, surtout dans la deuxième enfance, à condition que le rétrécissement laryngé ne soit pas trop prononcé, à substituer au traitement mixte les injections intravei-
D Dee neuses de néosalvarsan qui semble agir mieux et plus vite.
Quel que soit le médicament employé, la première cure doit être énergique et sera poursuivie jusqu’à l'entière guérison des lésions.
On suspendra alors le traitement pour le reprendre dans la suite, en alternant les périodes de cure et de repos suivant une méthode analogue à celle employée dans la syphilis acquise.
Le traitement local a beaucoup moins d'importance.
Toutefois 1l ne sera pas négligé. Il consistera en fumigations, en badigeonnages avec de la glycérine 1odée à parties égales, ou avec une solution de sublimé.
Les palmures, les brides cicatricielles seront sectionnées avec le couteau laryngien. On fera ensuite la dilatation de la cavité laryngée.
Lorsque les lésions, soit par leur intensité, soit par leur siège ou leur étendue déterminent rapidement une crise de suffocation intense, on n’a pas toujours le temps d'attendre les bons effets de la thérapeutique. Il en est de même quelquefois lorsqu'une inflammation banale se produit sur un larynx cicatrisé. Dans tous ces cas où l'asphyxie est imminente, il faut pratiquer la trachéotomie qui sera faite aussi bas que possible pour parer aux infiltrations sous-glottiques.
Plus tard, si la sténose ge il faudra rétablir la perméabilité du larynx par la dilatation progressive au moyen des tubes de Schrôütter. Cette méthode exige beaucoup de patience et d’ingéniosité. C'est pourquoi on lui préfère actuellement la laryngostomie. Elle consiste à ouvrir sur la ligne médiane le larynx et la tra-
chée s'il y a lieu, sur toute la hauteur du rétrécissement. Les bords de la plaie laryngo-trachéale sont ensuite suturés aux bords de la plaie cutanée, Puis, on dilate, par le séjour de tubes de caoutchouc de plus en plus volumineux, la cavité ainsi exposée à ciel ouvert. La guérison comprend quatre stades :
1° Fonte du tissu de sténose ; 2° Bourgeonnement ; 3° Epidermisation;
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Autoplastie.
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