OBSERVATION IV
Service chirurgical de M. le médecin-chef Ouparp. Opération de M. Sorcanrp, professeur à l'École annexe de Toulon.
Le 23 mai 1929, à midi, au cours d’une dispute, 0. G..., matelot sans spécialité du Francis-Garnier, est frappé à la tempe droite d’un coup de carafe. Il ne tombe pas, n’est pas étourdi et continue ses occupations.
Une heure plus tard, en descendant dans une embarcation pour un exercice, G... perd connaissance. Il est transporté immédiatement à l’infirmerie du bord, revient à lui peu après et peut répondre au médecin du Jean-Bart appelé d'urgence.
Après examen, il est dirigé sur l'Hôpital Sainte-Anne pour « contusion violente de la région temporale droite sans signes de fracture ».
Le 25 mai, le blessé, qui élait très bien à 7 heures du matin, tombe, vers 9 heures, dans une sorte de torpeur avec inégalité pupillaire et ralentissement du pouls. Tous ces phénomènes rétrocèdent immédiatement à la suite du retrait de 20 cc. de liquidé céphalo-rachidien. Suites très simples. Il ne survient pas d’autre alerte.
La plaie cicatrise par première intention. Le blessé part Le 20 juin en congé de convalescence.
Interrogé avant sa sortie, le blessé accuse une perte de mémoire concernant les faits qui se sont déroulés depuis son transport à l'hôpital jusqu'aux instants qui ont suivi la trépanation. |
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En vain, essaie-t-on de lui rappeler les phrases qu'il a prononcées
ou les gestes qu'il a pu faire, l'Amnésie pendant cette période est totale.