CHAPITRE PREMIER
Doctrine actuelle dans le traitement des traumatismes craniens chez l'adulte.
A l'heure actuelle, où l'asepsie autorise les chirurgiens à intervenir d'une façon heureuse dans de nombreux cas réputés Jadis comme très dangereux, il semble que la doctrine interventionniste ait pris le pas sur la méthode expectative.
Au point de vue chirurgical, nous pouvons considérer le crâne comme constitué par trois parties : 1° les parties molles. (dont la limite interne est l'aponévrose épicranienne); 2 le crâne ; 3° le contenu cranien.
Ces trois parties peuvent être considérées comme trois étapes que le traumatisme peut franchir, avec la possibilité d'en brûler une ou deux. Mais au point de vue intervention et exploration, ce sont trois étapes que le chirurgien explorera méthodiquement avec la possibilité de s'arrêter en cours de route, s’il le juge nécessaire.
Ce qui importe le plus ce n'est pas le « contenant » mais le « contenu », selon l'expression de M. le médecin général Couteaud.
En pratique, dans les traumatismes craniens, nous n'avons pas, comme le dit M. de Martel, de critérium certain pour distinguer les syndromes de commotion, de contusion et de compression. Mais ce dernier seul est intéressant puisque l’action thérapeutique (ponction ou trépanation) ne peut agir que dans un but décompressif et ne remédie en rien aux phénomènes de commotion ou de contusion. Dans le doute, on ne doit pas s'abstenir, l'intervention sera très utile s’il y a réellement com-