LÉSIONS MÉDULLAIRES
Simplement signalées par Cornil et Ranvier (3) partiellement entrevues par Ziegler, niées ensuite par Schmorl et Œhme, les modifications médullaires au
cours du rachitisme ont été mises en valeur par les
travaux de Marfan, Baudoin et Feuillié (4), de Hutinel x f
et Tixier (5).
MINES Le PES
Ces modifications sont à la fois quantitatives et qualitatives.
En effet, au début du rachitisme, la prolifération médullaire saute aux yeux s’il s’agit d’un enfant de plus d’un an, car à la place du tissu méduliaire normal constitué à cet âge par un fin reticulum conjonctif retenant dans ses mailles des éléments médullaires disposés autour de nombreuses vésicules graisseuses, on voit un étalement de cellules médullaires si épais qu’on distingue difficilement le reticulum conjonctif, et que toute trace de vésicule graisseuse a disparu. Chez un enfant plus jeune cette prolifération, pour être moins évidente, puisque la moelle est encore du type embryonnaire, n’en est pas moins incontestable.
Les modifications qualitatives sont constituées essentiellement par
la multiplication des normoblastes, leur augmentation de volume et la plus grande fréquence des figures karyocinétiques et de noyaux multilobés,
les altérations dégénératives des myélocytes neutrophiles,
le grand nombre de myélocytes éosinophiles,
enfin la présence en proportions variables de mégacaryocytes, de myéloplaxes et de petits mononucléaires.
En outre, dès ce moment, deux faits sont frappants :
a) la congestion très intense des capillaires médullaires et leur rupture fréquente avec hémorragies
consécutives. Dans un cas, nous avons vu le sang