‹ Contribution À L'Étude De L'Histoire Pathologique Du RachitismeChapitre 20 sur 27 · RAGE · texte numérisé non relu

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dépens du cartilage, de la moelle fibreuse très dense et très vascularisée, et même du périoste ; dissémination anarchique de ces éléments, tout contribue à donner à la zone d’ossification d’un os rachitique un aspect tumoral tout à fait remarquable. Si on veut bien faire abstraction des caractères de malignité cellulaire et de la présence de vaisseaux sans parois, la

description d’un sarcome squelettogène ressemble à s'y méprendre à celle de la zone d'ossification dans le rachitisme à la période d'état. :

« L’ostéoblaste des sarcomes peut naître non seulement d’un élément sarcomateux conjonctif, mais d’un élément myxoïde ou cartilagineux et dans la suite produire de l’osséine et former avec ses voisins ‘une travée osseuse. » (Masson) (9). C’est là en somme un processus absolument comparable à celui que nous avons vu se produire dans la formation du tissu spongoïde.

Ce tissu spongoïde ainsi formé en abondance semble n'avoir pas le temps de subir la calcification. Nous avons vu que cette calcification ne se produisait que tardivement, en même temps que les travées spongoïdes diminuaient d'épaisseur,

Cette calcification qui, dans son ensemble, est diminuée, augmente cependant du bulbe où elle est presque nulle, au milieu de la diaphyse où elle se ‘approche de la normale. Il est facile de s’en assurer, en coupant au couteau ou à la scie, suivant son axe, un os sur toute sa longueur.

.Gependant les déformations rachitiques ne portent

Pas toujours uniquement sur le bulbe de los, mais aussi sur les différentes parties de la diaphyse. Or, les, rachitismes qui déforment ainsi les diaphyses

Sont toujours des rachitismes accentués, et dams ce

cas nous pensons que, outre la décalcification et le ramollissement, les lésions du périoste diaphysaire interviennent dans la constitution de ces déformations. Il nous a semblé que ces lésions périostiques étaient souvent imputables à la syphilis héréditaire. Nous avons examiné plusieurs de ces os, où la décalcification était assez marquée pour nous permettre de faire des coupes après simple fixation, et dans la concavité de leurs courbure nous avons vu que les lésions du périoste diaphysaire avaient abouti à la formation de travées ostéoïdes absolument comparables à celles qui constituent les ostéophytes de la maladie de Parrot. Dans la moelle de ces os nous avons, en outre, trouvé le plus souvent de petites gommes miliaires analogues à celles observées par Theuveny (6) dans la syphilis osseuse congénitale. Dans un cas cependant, la syphilis n’était pas évidente anatomiquement malgré des lésions périostiques semblables; la clinique elle-même n'avait pu déceler de façon certaine la syphilis, mais seulement l'existence de lésions tuberculeuses; l’autopsie montra une caverne ganglionnaire avec pneumonie tuberculeuse.

Ces faits confirment en somme l'opinion des auteurs qui, avec M. Marfan, pensent qu’on doit soup-

conner la nature syphilitique ou peut-être tubercu-

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leuse de tout rachitisme s’accompagnant de grosses

déformations.

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