RÉGRESSION DES LÉSIONS
Les lésions que nous venons de décrire sont, on le sait, susceptibles de guérison; lorsqu'elles ont été très prononcées, leur régression laisse cependant des traces, sous forme d’épaississements, de déformations intéressant les os les plus atteints.
Histologiquement, ce processus de régression est forcément mal connu, puisque les autopsies faites à ce moment sont rares.
M. Marfan, qui a eu l'occasion d'en étudier un cas, a constaté l'infiltration de cellules médullaires (myélocytes neutrophiles et normoblastes) dans la moelie fibroïde. Le tissu osseux semblait se calcifier et les ostéoblastes émettaient des prolongements (10).
Cornil signalait aussi l'apparition d'une moelle normale.
« Le cartilage de conjugaison reprend peu à peu son épaisseur normale; la néoformation vasculaire diminue, puis s'arrête, et le processus d’ossification reprend son évolution habituelle. » (Spillmann) (11).
Le tissu spongoïde semble en effet reprendre un aspect normal par amincissement et calcification progressive de ses travées. La diminution de ]a vascularisalion chondrale doit permettre le retour du cartilage à l'état normal, lorsque l'imprégnation de celui-ci par la substance préosseuse m'est pas trop considé-
FIG. 11. — Création d’une nouvelle ligne d’érosion dans un cas
de rachitisme en voie de guérison.
* “rable. Mais. lorsque les lésions sont plus marquées, nous avons pu constater l'apparition d’un processus très spécial. Les vaisseaux qui se sont glissés entre le cartilage au repos et le cartilage en évolution forment par endroits une large nappe où peut se créer une nouvelle ligne d'érosion, d'aspect absolument normal, .
:$ À précédée d'une zone de rivulation semblable à celle d’un os sain. Nous reproduisons une microphoto- î 34 j: pe qui nous a semblé tout à fait démonstrative
à ce point de vue. À | FOre HAE