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tère et n’oppose nullement la part prépondérante que prend le périoste, à la formation du tissu spongoïde, et le rôle très restreint du cartilage.
Cette hyperactivité du périoste se continue Jusqu’à une certaine distance de la ligne d'ossification, eton voit parfois une épaisse gaîne de tissu ostéoide se prolonger sur une longueur de quelques millimètres, autour de l'os diaphysaire. Cette gaine est elle-même recouverte d’un périoste épaissi et présentant souvent des noyaux cartilagineux.
En dehors des fractures vraies, une déformation s'observe assez fréquemment chez le rat blanc, ce sont des pseudo-fractures. Il s’agit d’une plicature de l'os qui, particulièrement mou aux environs de la ligne d’ossification où il n'est constitué que par du tissu spongoiïde, se laisse couder à angle droit. Cette coudure est vraisemblablement due à l’action de deux forces opposées : le poids du corps d'une part, la résistance du sol, agissant sur le sternum d'autre part. En effet, les animaux soumis au régime 85 sont très faibles, leurs pattes ne peuvent plus les soutenir et semblent servir surtout à faire glisser leur corps sur le sol. Ces plicatures portent toujours sur un grand nombre de côtes et sont bilatérales.
Microscopiquement aspect en est assez curieux ;
la paroi interne de la côte, coudée à angle droit,
vient appuyer var le sommet de cet angle, sur la paroi externe, et réduit ainsi à néant la lumière centrale (fig. 12). La côte se coude somme le ferait un tuyau de caoutchouc souple,
En somme, dans l’ensemble, tandis que le rachitisme de l'enfant se présente essentiellement comme une chondro-myélite, selon l'expression de M. Marfan, avec une réaction périostique inconstante et discrète, il nous a semblé que le rachitisme des rats blancs soumis aux régimes 84 et 85 était essentiellement une périostite avec atteinte limitée du cartilage,
Il résulte de cet exposé que l'identité du rachitisme du rat blanc et du rachitisme humain ne nous semble pas prouvée. Les expériences américaines et leur confirmation par les travaux français ont cependant ceci d’intéressant que pour la première fois on est parvenu à obtenir des lésions, toujours les mêmes, en se plaçant dans des conditions identiques. Elles ont, en outre, bien mis en évidence l’action ostéoeutrophique de l'huile de foie de morue et des radiations ultra-violettes, que la clinique avait découverte.
Mais quand on passe en revue l'histoire du rachitisme expérimental, on est amené à penser que des causes probablement très variables sont susceptibles de déterminer des lésions osseuses. Si ces lésions n’ont pu être reproduites en série, c'est sans doute qu’on n'en connaissait qu'imparfaitement le déterminisme; elles doivent être du reste variées, et on conçoit que certaines d’entre elles puissent se rapprocher de celles observées dans le rachitisme humain ; c'est le
cas du rachitisme du rat blanc. L'os ne doit avoir
EMApre:
qu'un nombre restreint de réactions vis-à-vis des causes susceptibles de l’altérer, aussi peut-on trouver fréquemment des coïncidences. Ainsi la privation de phosphore peut être remplacée par l’adjonction de strontiuin dans un régime : à ces deux causes différentes l’os répond de la même façon. Plus récemment, Buschke et Peïer auraient montré que l’intoxication faible et lente par le thallium provoque des lésions osseuses beaucoup plus rapprochées encore de celles du rachitisme humain.