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faboratoires seront annexés au service de chirurgie ; un laboratoire sera consacré à la section de microscopie, l'autre à la section de bactériologie clinique.
Bibliothèque — Musée. — Une bibliothèque et un musée feront également partie du service de chirurgie.
Disposition générale. — Nous ne reviendrons pas sur la disposition générale des pavillons de . malades et de leurs annexes, disposition qui sera Îa même que dans le service de médecine. Nous ne nous occuperons ici que du nombre des pavillons et de Ia disposition intérieure des pavillons d'opérations.
Tout d’abord, pour bien installer un service de chirurgie, il faut être bien pénétré des principes qui doivent en diriger l'installation ; ces principes sont très bien établis par M. F. Terrier dans une lettre adressée à M. Peyron, directeur de l’Assistance publique : « Un service de chirurgie doit être absolument 1solé, comme on l’admet aujourd'hui pour les services de femmes en couches. Il ne doit pas être placé au milieu des services de médecine. Un malade chirurgical ou un blessé doit être, dès l'entrée, dirigé dans une première salle où on pourra le déshabiller, le faire baigner et envoyer ses vêtements à l’étuve, en lui donnant des vêtements d'hôpital stérilisés. Dès l'entrée du malade ou du blessé à l'hôpital, il doit donc être plus ou moins nettoyé dans une salle à part, pourvue de bains et d'une étuve à stérilisation ».
Remarquons que cette opération se fait, dans Îe plan de notre hôpital, au service de la consultation de
Phôpital excentrique lui-même,ou bien au service dela consultation de l'hôpital central ou hôpital de passage.
« Alors, poursuit M. Terrier, les malades peuvent être divisés en trois catégories : salle A, pour les malades non infectés primitivement : ex. les malades atteints de bec de lièvre; salle B, pour les infectés primitivement : ex. les malades atteints d’ulcère de jambe; salle C ou salle d'observation pour les malades venant du dehors avec un pansement fait chez le pharmacien ». |
Dans chacune des trois salles, M. Terrier veut une annexe et une salle d'opérations. La salle C ‘doit avoir une salle d'opérations toujours prête, chauffée et éclairée,avec un matériel très complet.
Il désire également que les trois salles aient des chambres d'isolement pour ies cas de delirium tremens, de tétanos, par exemple, et pour les cas où une surveillance de tous les instants s'impose : laparotomies, g'astrostomies, etc. Il doit donc y avoir 6 salles d'hommes et 6 salles de femmes, ce qui exigerait 12 salles d'opérations en tout. Mais, en maintenant séparés les services d'hommes et de femmes, on peut placer les salles d'opérations entre les deux salles À, les deuxsalles B, les deux salles C.
La question est tranchée dans l'hôpital modèle par les pavillons d'opérations qui seront au nombre de trois, placés entre les pavillons A, les pavillons B et les pavillons C.
Dans les hôpitaux de construction récente, la disposition demandée par M. Terrier est loin d’être appliquée.
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Ainsi, à l'hôpital Boucicaut, les pavillons de chirurgie ne sont divisés qu’en deux sections : les suppurants et les non suppurants. Les pavillons, au nombre de 4, sont disposés sur deux lignes parallèles et reliés 2 par 2, par des galeries vitrées, à une salle d'opérations. Un pavillon d'isolement, sans salle d'opérations, complète le service et contient un vestiaire.
A l'hôpital Bretonneau, deux pavillons de chirurgie : l’un à rez-de-chaussée pour les suppurants et qui contient 20 lits, subdivisés en deux parties: l’une pour les filles, l’autre pour les garçons. Au milieu du pavillon est la salle d'opérations. flanquée de deux petites salles d'appareils. Le deuxième pavillon est plus important et comprend un rez-de-chaussée et un premier étage. On accède à cet étage par un ascenseur hydraulique à chariot-lit. A cet étage, la salle d'opérations est tout près de l'ascenseur et la salle d'appareils est séparée de Îa salle d'opérations par la cage d'escalier.
Deux pavillons de chirurgie également au nouvel hôpital Trousseau ; un grand pavillon est affecté aux suppurants ; un petit à la chirurgie générale. Le bâtiment principal a un rez-de-chaussée et un étage; rez-de-chaussée pour les garçons et premier pour les filles. Au-dessus de la loggia du rez-de-chaussée est la salle d'opérations avec plafond vitré, puis une salle d'appareils et une salle spéciale pour les plàtres. Dans le petit pavillon, dit de chirurgie aseptique, la salle d'opérations est au rez-de-chaussée.
Quant aux salles d'opérations elles-mêmes, dans
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les anciens hôpitaux, de généreux efforts ont été tentés. À Lyon, par exemple, plusieurs anciens services de chirurgie ont été transformés. Dans le service de M. le professeur Poncet on trouve deux salles d'opérations : l’une pour les opérations septiques, l’autre pour les opérations aseptiques ; une petite salle d’anesthésie et de pansements est située entre les deux. L’amphithéâtre se trouve dans la salle d'opérations septiques.
A citer encore les services de M. Gangolphe, de M. Jaboulay, de M. Vallas. Les services de chirurgie, en général, nouvellement installés, sont les seuls que l’on puisse faire visiter aux étrangers, au grand Hôtel-Dieu de Lyon.
Néanmoins, si c'est bien, ce n’est pas parfait. A l'hôpital modele, en effet, un service de chirurgie se - composera d'un pavillon d’infectés primitivement, d’un pavillon de malades non infectés, d’un pavillon de douteux. Chacun de ces pavillons aura, comme annexe, un pavillon d'opérations spécial, disposé suivant le modèle indiqué, avec salle d’anesthésie, salle d'instruments, salle de stérilisation, etc., etc.
Un pavillon de convalescents complètera le service de chirurgie parfait. Les pavillons seront en double : hommes et femmes seront complètement séparés.
En somme, pour les pavillons d'opérations, tout se passera comme à l'annexe Pascal de l'hôpital Broca, qui sera pris pour modèle.
Remarquons, néanmoins, qu’à Broca, la réunion du grand amphithéâtre et de la salle d'opérations
TT RE aseptiques est assez peu heureuse. Cette réunion y a été commandée par des idées d'économie. En fait, toute économie dont le résultat peut être l’infection d'un opéré, est une mauvaise économie. Un amphithéâtre de cours ne doit pas être confondu avec une salle d'opérations, même pour des malades septiques.
Nous réclamerons donc, dans les annexes des pavillons d'opérations, une salle de cours ‘spéciale, isolée de la salle elle-même où se pratiqueront les opérations.