SOI
mise hors de cause, d’après l'expérience de Berger que nous avons relatée plus haut. Reste à examiner le rôle de l’os et du périoste.
On a fait jouer à l'os un certain rôle dans la production de l’hydarthrose. On a admis que l'os était le siège d’une irritation, d’une inflammation légère, si l'on veut, qui se propageait à l'extrémité inférieure, d’où épanchement dans l’article. Le fait est possible; en tout cas, on ne saurait en faire une application à tousles cas d’hydarthrose rapide.Mais, le fait intéressant, c’est que l’on a pu, dans certains cas, suivre la marche de l’épanchement se manifestant au moment de la consolidation du cal. Voici les observations qui ont donné lieu à ces remarques :
OBSERVATION {Thèse de M. Borel, page 20.)
N.. soldat, a reçu le 3 août 1878 un coup de pied de cheval qui l’a renversé. Il ne put pas se relever et fut transporté à l'hôpital militaire. Pas d'antécédents. C’est un homme très vigoureux, âgé de 23 ans. [l présente tous les signes d’une fracture du fémur gauche : déplacement notable, abduction et rotation en dehors, etc.
A la partie antérieure et externe de la. cuisse et au niveau du point fracturé,on remarque une large contusion, sans plaie extérieure cependant,
C’est à cet endroit qu’il doit avoir reçu le coup de pied qui la blessé.
Le genou examiné attentivement ne présente aucun épanchement ; il est parfaitement sain et sans douleur, même à la pression.