AIDES
de volume et peu en rapport avec l’âge de la grossesse accusé par la malade; les membres inférieurs sont œdématiés et cet œdème remonte parfois jusqu’audessus du pubis.
Le pouls augmente de fréquence si bien qu'autrefois
on a pu prendre ce signe pour une manifestation de fièvre. La respiration diminue d'amplitude, mais augmente de fréquence; elle devient difficile par suite du refoulement du diaphragme vers le thorax. Les échanges gazeux sont donc insuffisants à empêcher la cyanose. Mais ce qui frappe surtout chez ces malades est leur état de surexcitation dû aux douleurs abdominales continuelles coexistant à une angoisse de chaque moment. Quelle soit assise, étendue ou debout,- la malade souffre ou asphyxie; quelqu'acte de la vie de relation qu’elle cherche à accomplir, elle ne peut s’y livrer. Elle . ne peut même plus reposer, le sommeil la fuit; aussi, arrivée au paroxysme de l’énervement et en désespoir de cause, voyant échouer toutes les médications qui lui sont proposées, réclame-t-elle à grands cris la délivrance par quelque moyen que ce soit! Fu Le médecin se trouve à ce moment en présence d'un sujet amaigri, présentant même parfois le facies abdomina} typique avec ses traits si caractéristiques : nez pincé, yeux excavés; le ballonnement du ventre, l'arrêt
des matières et parfois des gaz; les douleurs, les vomis-
sements pourraient même lui en imposer pour une réaction péritonéale aiguë pouvant nécessiter une laparotomie immédiate.
La percussion donne à ce moment une ligne de matité
AS
remontant très haut, parfois jusqu'au niveau de l'appendice xyphoïde, dessinant une ligne courbe à concavité inférieure.
Les flancs au contraire sont sonores. La tension est ‘telle qu'il est impossible de percevoir aucune fluctuation.
Cependant si la femme est venue consulter plus tôt, le flot tout comme le ballottement fœtal pourraient être perçus. |
L’auscultation des bruits du cœur est presque tou- Jours négative, le fœtus étant noyé dans une épaisse nappe de liquide; il en est de même des mouvements actifs qui sont perçus par la mère avec peu de netteté.
Pour essayer de sentir le fœtus, les classiques recommandent une manœuvre très simple qui consiste à faire . coucher la femme sur le flanc, ce qui permet d'obtenir le contact du fœtus avec la paroi.
Quoi qu'il en soit, si posant la main à plat sur la paroi abdominale, le médecin a l’heureuse fortune de percevoir une contraction utérine même peu marquée, ce phénomène éclairera immédiatement son diagnostic.
La hauteur de l'utérus au-dessus de la symphyse atteint 44, 46, 47 centimètres, 61 centimètres dans une de nos observations. La circonférence abdominale varie -entre 1 mètre et 1 m. 13 dans notre observation XXII et peut même atteindre 1 m. 70 (obs. de Charpentier).
En ce qui concerne le toucher vaginal, les avis semblent différer. Dans certains cas, le segment inférieur est libre et le col allongé et peu ramolli n’est pas déhiscent à moins que ne se soient déjà montrées quelques