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ürhumatismale: il devra être pris en considération pour la siluation des établissements hospitaliers, le déplacement des malades, et l'indication des régions appropriées. En résumant les expériences anciennes, et les recherches scientifiques récentes de ÆE. et H. Biancani, Reutscher, F. Vauzant, L. Rowniree, de Cauvy, Halls, Daily, Piéry, ete., M. P. Weil di : « Le rhumatisan( a besoin d'un climat sec, ensoleillé, positivement éleclrisé » ; il énumère ensuite ce que la médecine sociale doit indiquer aux rhumatisants : « Les endroits secs, dégagés, ensoleillés, stables de température, au sol sablonneux, calcaire, où le rhumalisant pourra trouver les condiüons climatiques les plus favorables à son complet rétablissement ».
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Ho
c) LA SYPHILIS :
La svphilis est également un effroyable fléau social.
La syphilis atteint l’homme en lui-même, amoindris-
sant sa résistance. Elle est susceptible de créer des lares loinlaines, affectant particulièrement le système nerveux; cette conslalalion est due aux remarquables travaux de Fournier, qui nous à montré que 19 % des syphilitiques du cerveau succombent, 59 pour cent gardent une infirmilé permanente, el 22 pour cent seulement recouvrent l'intégrité de leurs facultés, La syvphilis peut atteindre tous les organes, et les réveils de son aclivilé étant souvent imprévisibles, elle est un danger constant pour le malade dont en fin de compte elle abrège la vie d'au moins # ans.
* La syphilis atteint également la Famille, elle peut la désagréger, frapper des êtres innocents, elle peut la dévaster el la doter de dégénérés; car l'hérédo syphilis est une des conséquences la plus redoutable de la syphilis.
Elle dévaste les fovers, car «la syphilis est la grande avorteuse » (Bar).
L'avortement est observé dans 15 pour cent des syphilis maternelles (Jeannin).
Les statistiques de A, Fournier indiquaient dans les hôpilaux parisiens une mortalité infantile de 84 pour cent. Pour M. E. Fournier, l’hérédo-syphilis détermine une léthalité considérable: les deux cinquièmes des cas, les quatre einquièmes des survivants sont des dystrophiques, el 14 pour cent ont une syphilis virulente.
M. Pinard évalue à 40 pour cent la proportion des mortsnés imputables à la syphilis dans son service de Beaudelocque.
M. Couvelaire évalue à 19.000 la mortalité infantile annuelle de la syphilis. M. Verotti, étudiant la mortalité infantile de l’hérédo-syphilis donne les chiffres suivants : morla-
ot
lité de 54 pour cent à la première génération, avec 21 pour cent d'enfants survivants, et à la deuxième génération une mortalité de 52,94 pour cent avec 28 pour cent d'enfants survivants (Verotli : Sifilide ereditaria di 2° et 3 generazione. La Medicina Pratica, 1924). M. Potelune, d’autre part, dans sa Thèse, Paris 1927, étudiant les accouchements chez les femmes hérédo-syphilitiques trouve dans 331 cas 282 avortements, accouchements prématurés, et morts dans les premières heures de la vie. S
La Commission de prophylaxie des maladies vénériennes estime que 60.000 enfants sont lués chaque année par ia syphilis pendant la grossesse, à la naissance ou après. Comme la Ligue estime qu'il y a 36.000 sujets tués par la vérole après l’âge de 15 ans, il y aurait en France environ 100.000 sujels Lués par la syphilis héréditaire.
Evidemment, dans toutes les statistiques et données de ce genre, il y à un élément d'appréciation.
Le Docteur Dekayser, dans son rapport sur le bilan de à syphilis fait à Nancy en 1928 dit que sur 55.000 morts-nés en Allemagne, 9.000 sont attribuables au spirochète pâle.
EU il en est à peu près de même dans la majorité des pays.
La syphilis atteint gravement la Société par lés charges mulliples qu'elle lui fait supporter : Traitement des malades indigents. La syphilis produit un grand nombre d'infirmes, de dégénérés, idiots, sours-muéts, aveugles, paralvtiques, fous, ele., qui peuplent les asiles et les centres d’incurables. Elle remplit aussi en partie les Hôpitaux de Médecine générale : la recherche systématique de la réaction de Wassermann ne nous a-lt-elle pas montré que 25 pour cent environ des maladies incurables sont d’origine syphilitique.
La syphilis atteint la Patrie, car elle produit l'abatardissement de la race, l'affaiblissement de la natalité, la dépopulation.
En France, d'après M. Jeanselme, la syphilis atteint 10 %,
de la population, soit près de 4 millions de Français des deux sexes.
Lo HO =
Vingt mille enfants seraient {ués, chaque année, par la syphilis dans le sein de leur mère. (Morti-natalité du 6ve mois au 3% jour après la naissance).
Quarante mille avortements au moins chaque année sont le fait de la syphilis.
La syphilis cause au moins 89.000 décès, elle enlève done à la France 140.000 vies humaines.
Aux Etats-Unis d'Amérique la situation ne paraît pas meilleure, M. Fox dans son article « The control of syphilis », paru dans The urologic and cutaneous. revue, janv. 1932, p. 42, indique qu'aux Etats-Unis il y a environ 500.000 nouveaux Cas de syphilis par an et 12 millions de syphilitiques au lolal, ce qui représente environ 10 % de ta population. La mortalité de la syvphilis dépasserait celle de la tuberculose. 12.300 malades sont internés pour paralysie générale et syphilis nerveuse, leurs séjours dans les asiles sont d'environ 1% mois. Huit mille d’entre eux, à peu près, meurent tous les ans. La journée d'hospitalisation étant environ de deux dollars et demi, ces malades coûtent à l'Etat plus de 11 millions par an : on dépense par ailleurs plus de 15 millions pour les traitements ambulatoires. Un tout récent article de M. Ch. Meltling, dans le Siècle Médical, montre l’accroissement de la svphilis aux Etats-Unis, les 10 millions de syphililiques américains seront bientôt 20 millions, dti-il. Six millions de malades seront bientôt en traitement (Siècle Médical, 15 avril 1938):
La syphilis est donc une redoutable maladie mondiale qui frappe à la fois l'individu, la famille, la société, la patrie.
Ceci élant défini, nous allons essayer de montrer de quelle façon la créno-climalothérapie peut être utilisée dans la lutte antisyphilitique. Mais sans aller plus avant, nous désirons dire tout de suite que dans lélal actuel de la question, il n'y a pas à proprement parler de créno-climatothérapie de la syphilis, c'est-à-dire, que nous ne pourrions pas par ce seul moyen guérir celte maladie, comme nous pourrions le faire au besoin de la tuberculose où du rhumatisme. Mais, est-ce à dire que la syphilis ne trouve pas dans ce traitement plus qu'un adjuvant, et qu’il semble vraisemblable que nom-
bre de praticiens ne cherchent la guérison de leurs malades uniquement par la chimiothérapie, alors qu'ils pourraient trouver une aide intéressante dans la (hermo-climatothérapie. D'autre part, ne semble-t-il pas, el c’est ce que nous allons essayer de faire ressortir, qu'il y aurait peut-être lieu de chércher dans les moyens naturels qui nous sont fournis dans la {hermo-climatothérapie Ta solution de questions encore irrésolues dans le domaine de la syphilis.
Mais avant d'aborder celle question, vovons déjà lévoluion du traitement de la syphilis.
C'est vers la fin du xv° siècle que la syvphilis apparut en Europe occidentale, où elle fil de nombreuses victimes. L’épidémie se manifesta en premier lieu sous les murs de Naples en 1495.
Différentes hypothèses ont élé proposées pour expliquer l'apparition de la syphilis. Peu nous importe dans ce travail ce point d'histoire, voyons plutôt la marche de laffeclion.
Charles VITE séjourne à Naples seulement 80 jours, il laisse sur place une armée d'occupation, qui crée un fover de svphilis. 11 rentre en France et la dislocation de son armée, en novembre 1495, disperse ses soldats dans loules les directions. Ils contribueront à répandre la maladie dans l'Europe entière, Elle gagne bientôt l'Orient el est signalée en Chine vers 1505. Elle fil rapidement le tour du Monde.
Lorsque la syphilis apparut en Europe, les Médecins désespérés ne savaient plus à quel médicament recourir. Certains à bout d'arguments, expliquaient la genèse du mal par des théories astrologiques, très en faveur à celle époque. Dioscoride el Galien avaient jeté l’anathème sur le Mercure, les médecins n'osèrent l’employer. Les guérisseurs de carrefours, à l'exemple des médecins arabes, qui l'employaient dans cerlaines maladies cutanées el parasiloses, firent rentrer le mercure dans leurs onguents. La méthode s’acelimala et beaucoup de médecins l’adoptèrent.
Pendant lrois siècles le mercure fut à peu près la seule médicalion anti-syphilitique.
Vers 1822, l’iodure de potassium fil son apparilion, Wal-
LE GE 2 a
lace, de Dublin, publia un mémoire dans lequel il eila 142 cas de guérison par ce produit.
Fournier l'adopta, el régla les modalités d'un (raitement mixle (mercure et iodure) qui devait durer 5 ans.
La fin du xiIx* siècle vil prescrire le mercure par voie hypodermique.
À la période contemporaine, la (hérapeulique anti-syphiliüque fit d'immenses progrès. Réduite jusqu'alors au mercure et à l'iodure, elle s'est enrichie de médicaments nouveaux d'une indiscutable efficacité : les arsenicaux lrivalents et pentavalents, le bismulh.
En 1906, Wassermann el ses collaborateurs Neisser el Bruck, reprenant les travaux de Bordet et Gengou, déterminèrent la réaction qui permet le diagnostie de la syphilis en activité.
En ce qui concerne la crénothérapie de la syphilis, Frasealor, en 1546, semble avoir eu recours le premier aux eaux minérales dans le traitement de la syphilis.
En 1622, Cabias écrivit que les eaux d'Aix en Savoie étaient uliles dans le traitement de la syphilis.
Les cures systématiques de celle maladie par les eaux thermales semblent avoir été insliluées par F. de Borv dès 1714 à CGauterets.
Vers 1750, les Bordeu firent une série de recherches sur la crénothérapie de la syphilis. L'expérience ne fil que de donner raison à ces novateurs, el des maîlres comme Gaucher el Brocq éludièrent lPaclion du soufre {hermal dans le lraitement de Ja syphilis.
En 1929, le Prof. Gougerot, présidant une séance de la Société d'Hydrologie et de Climatologie de Paris définit le rôle anti-syphililique des eaux minérales.
Après celte rapide rétrospective, nous croyons utile de diviser schémaliquement le traitement de la syphilis en quatre cas, afin de mieux nous rendre comple de la place que put tenir la eréno-climatolthérapie dans notre arsenal (hérapeutique |
a) Traitement de la svphilis chez un sujel robuste et par ailleurs sans {ares ;