EN RÉSUMÉ
Les maladies professionnelles doivent en premier lieu et avant tout, être tributaires de mesures prophylactiques consistant en une hygiène rigoureuse du travail, dans son organisation aussi parfaile que possible, faite d’un commun accord entre le médecin, l'ingénieur, el le délégué ouvrier.
Si elles n'ont pas pu cependant être évilées, elle paraissent devoir largement bénéficier des cures hydro-climatiques.
Car, comme nous venons de le dire, notre pénurie en thérapeutique active fait que, après éloignement du toxique l'hydro-climatothérapie, agent éminemment actif de désintoxication et de diurèse, paraît, à n'en pas douter notre meilleure arme dans ce Cas. :
QUELLE AUTRE THÉRAPEUTIQUE AVONS-NOUS EN EFFET A AP- PLIQUER DANS LA MAJORITÉ DES CAS ?
Hors de ces données générales, il est quelques cas où la
cure thermale s'impose par sa minéralisation : soufre et mercure, soufre et plomb, soufre et bismuth.
Il est des cas où elle s'impose par son action sur une fonction perturbée où sur une lésion organique élective.
Son action paraît de tout premier ordre dans la fatigue 2 le surmenage de l'usine, chez l’inadapté urbain, où elle ne sera plus seulement curative, mais encore préventive contre les autres affections que ces états peuvent laisser apparaître.
Nous croyons que notre grande richesse nalionale hydroclimatique pourrait rarement être mieux employée en médecine sociale que dans la lutte contre les maladies professionnelles.
Car si l’ulilité de l'hydro-climatisme paraît évidente médicalement, elle ne le paraît pas moins socialement. La loi française actuelle n’indemnise, nous l'avons vu, qu'un nombre restreint de maladies professionnelles: ne semblerait-il pas juste que Etat mit à la disposition des ouvriers malades et non indemnisés les moyens naturels dont la France est si largement pourvue, pour leur permettre, dans les meilleures conditions de retrouver leur santé si utile à leur foyers el à la Société.
Ces mesures pour être parfaitement équitables devraient s'étendre à la médecine préventive.
ACCIDENTS DU TRAVAIL, SEQUELLES DE BLESSURES DE GUERRE T DE TRAUMATISMES DE TOUTES NATURES
L'action de la physiothérapie est manifeste sur les séquelles de blessures et de traumatismes de toute nature. Or, dans la physiothérapie la crénoclimatothérapie tient une place importante. Nos stations thermales possèdent souvent en plus de leurs sources chaudes des établissements physiothérapiques des mieux agencés. Le Prof. Broca, dans son livre sur les séquelles ostéo-articulaires des blessures de guerre, paraît très bien situer le problème : «Très probablement le rôle de la minéralisation des eaux est accessoire, l’action des eaux
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est dûe à la chaleur, peut-être aussi à des phénomènes physiques et chimiques, que nous commençons à peine à entrevoir dans des eaux, pour ainsi dire, animées et vivantes.
Ces phénomènes sont au maximum dans les boues de cerlaines stations, et en fait, depuis de longues années, j'ai acquis la conviction, que pour les arthrites chroniques non bacillaires avec raideur et reliquats sub-inflammatoires, le traitement par boues hydro-minérales est le meilleur, surtout dans les stations où l’on a su faire des installations pour massages, mobilisation, électrisation ».
Les séquelles possibles des blessures et des traumatismes sont (trop nombreuses pour qu'il nous soit possible d’en envisager chaque cas séparément afin d'en poser les indicaüions thermales.
La Grande Guerre de 1914 est trop présente à la mémoire de tous, pour qu'il soil nécessaire de rappeler qu'alors, nos principales stations thermales étaient transformées en centres médico-chirurgicaux et que les blessés purent bénéficier des cures sur une grande échelle.
. Notre expérience de ce moment n’est pas négligeable, car elle porte sur 2.754.724 cas dont l'histoire hospitalière à été recueillie intégralement. Sur ces cas on dénombre 573.971 accidents: