MARCHE, DURÉE, TERMINAISON
Ce que nous sayons de l'anatomie pathologique et de la pathogénie de l’hydropisie de la vésicule biliaire, l'augmentation incessante du liquide provenant des glandes des parois ou des vaisseaux sanguins, l’oblitération de plus en plus parfaite et solide du canal cystique par les progrès de la sténose cicatricielle ou de la striction des paroisautour de l'obstacle, font prévoir que là marche de cette affection est “essentiellement progressive.
La tumeur peut cependant se guérir spontanément par évacuation du liquide (1) soit par déplacement de l'obstacle, soit par ouverture de la poche au niveau de l'intestin ou de la paroi abdominale. Mais ce n’est qu’une guérlson apparente et incomplète et une réci- : dive est toujours à craindre, à moins qu’à la suite de cette évacuation la poche soit frappée d’atrophie et se transforme peu à peu en un cordon fibreux. :
La guérison est alors définitive, avec ou sans fistule.
La durée de cette affection est bien difficile à évaluer, trop de circonstances diverses favorisent ou retardent l'établissement de l'obstacle et la formation de
la collection.
Le plus souvent à la suite d'une colique hépatique
(1) V. Terrillon obs. XL IX,
le malade sent qu’il persiste un sentiment de pesanteur ou même une douleur au niveau de l’hypocondre
droit. Dès le quinzième jour, si l'état des parois abdo- .
a | minale’ le permet, on peut sentir une tumeur see
er
| comme un œuf qui, abandonnée à elle même, vers le
cinquième où sixième mois de son: évolution atteint et. dépasse Tombilic (Nuvoli) et se développant toujours atteindra des dimensions 1etee qu elle pese toute la cavité abdominale.
‘Cétte: évolution peut présenter tés Fr consi-
‘dérables dans sa durée, et être interrompue par des
accidents plus ou moins redoutables.
La douleur, avons-nous vu, ou le volume de la tumeur, peuvent déterminer .des accidents tels que le malade succombe à la suite de crises de dyspnée où d'une syncope. ie
La vésicule peut s’enflammer et suppurer quelquefois sans cause appréciable >, ce qui a permis de dire que l’hydropisie n’était que le premier degré de l’empyème. On a alors affaire à une cholécystite suppurée avec phénomènes généraux Bree et toutes ses complications possibles : péritonite suraigué, embolies septiques, thrombus de”la veine porte, pyléphlébite, abcès du foie, pyohémie, endocardite.
Un cancer oblitérant les voies biliaires peut donner lieu à des accidents analogues, par formation d’une embolie cancéreuse.
La poche peut se rompre et Nuvoli cite d’après
ce