‹ Contribution à l'étude de l'hydropisie de la vésicule biliaireChapitre 7 sur 33 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

. La vésicule biliaire hydropiqué se présente en: gé-

néral sous la forme d’une poche plus ou moins volu-

mineuse de coloration brenchètre. SAGE SR te Quelquefois la tumeur a encore la. tee carac-

téristique de la vésicule biliaire normple mais cela. ne

se rencontre. que dans l’hydropisie au début. :

Le volume de la tumeur échappe à toute a

même approximative. On le compare le plus souvent à celui du poing, ou à celui d’une tête de fœtus. Dans

les observations que nous avons réunies on trouvera

les termes de comparaison les plus variés : œuf de pou-

le, œuf d’oie, noix de coco, téte d'aduite, toutes ex-

pressions ayant l'avantage de donner une idée assez nette de la chose. EC HE MÉRITE :

Dans Hodiiee cas la attione est tellement volumi-

neuse qu’on la compare à un kyste de l’ovaire à une

ascite, et on en retire plus de dix litres de liquide

{Bucquoy) plus de vingt litres (Terrier). cs

La forme de la tumeur, en général pyriforme, peut être un peu plus sphérique ou un peu plus allongée, mais présente toujours une extrémité fixe plus ou moins effilée, répondant au col de la vésicule, et une base répondant au fond de la vésicule distendue.

Ta surf.ce le plus souvent lisse et unie présente

parfois des bosselures plus ou moins marquées causées par la dilatation irrégulière des parois; dans un cas de Barth et Marfan la tumeur était sillonnée de vais- Seat diffé. cie 0e UN 20004 unes El hr Les parois du ‘sac sont épaissiés ou amincies. En général les auteurs disent épaissies et. Sébastian cite d'après Franck un cas où la paroi atteignait un doigt d'épaisseur. C'est surtout aux dépens des éléments fibreux que se fait cette hypertrophie des parois: Les fibres musculaires sont disséminées, quelquefois ont entièrement disparu ; la muqueuse est en général pâle, décolorée, comme lavée ; on l’a cependant trouvéetrès peu altérée et continuant à secréter.

Les parois sont dans d’autres cas minces, ce qui semble la règle dans les cas de dilatation très rapide ou considérable, Tous les éléments des parois sont étalés, disséminés, atrophiés, et la muqueuse sémble réduite à un simple épithelium de revêtement.

Au lieu de cette hypertrophie ou de cette atrophie des éléments normaux, il peut se passer des phénomènes plus compliqués ; on a observé des cas d’incrustations calcaires (1) ou de formations cartilagineu-

ses dans les parois de la tumeur.

Enfin les parois peuvent être très vasculaires et

saigner à l'incision (2).

{1} VW. Terrillcn. Cb. XLIX et LI.

(2, V. Terrier. Ob. XLVI et Terrillon,6bs. XLIX.

L'obstacle lui-même est loin de présenter des caractères anatomiques constants : il peut siéger au niveau de la vésicule, de son col, ou d’une portion quelconque du canal cystique. Citons pour mémoire les faits rares où l’on trouve une tumeur, polype muqueux ou canter obstruant le col de la vésicule ou le canal cystique Dans d’autres cas exceptionnels le canal cystique est transformé en un cordon fibreux sur une plus ou moins grande partie de son trajet, transformation con sécutive sans doute à une angiocholite adhésive dont la cause échappe. #

Keen dans deux observations (1) attribue à une sorte de valvule la formation de la tumeur.

En règle générale on peu dire que l’hydropisie de la vésicule étant un accident de la lithiase biliaire, l’e- xamen de la pièce ou des voies biliaires révèlera constamment l'existence de cholélithes soit que le ou les calculs obstruent le canal cystique par leur volume même, ou par l’irritation des parois appliquées, comme contractées sur des concrétions plus petites (2), soit que calcul délogé ait déterminé une angiocholite locale suivie d'un rétrécissement de plus en plus serré, ou même d’un véritable cloisonnement de la vésicule ou du canal (3)

On trouvera dans les observations réunies plus loin

(1; V. Keen. obs. XXXI et LVIII.

(2) V. Courvoisier. obs. [XII.

(3) V. Savage obs. XXXVII.

des exemples de ces diverses dispositions anatomiques qu'il sérait peu intéressant d’énumérer ici.

Le liquide contenu dans la poche est en général in- -colore ou citrin, quelquefois jaunâtre ou verdâtre. Sa consistance parfaitement liquide, ou un peu filante, ou même gélatiniforme l’a fait comparer à de l’eau, à de la glycérine, à du blanc d'œuf. Dans certains cas il ne traverse pas le trocart et ne peut être évacué que

par une incision. Le plus souvent homogène, il peut présenter des flocons de mucus, de pus, ou plus juste-

ment de mucopus. On y a trouvé de l’albumine. Cependant dans certaines observations où l’on avait obtenu un coagulum avec l’acide nitrique à froid on ne trouvait rien de semblable avec l'acide acétique à chaud.

Frerichs n’y trouve ni acide ni pigments biliaires, ni albumine. Robin ydécouvre dela mucosine. Conheim (Pathologie générale II, 49) en fait une solution aqueuse d’albumine contenant des sels, de la graisse, du mu cus et dela cholestérine. |

Enfin on y à trouvé très fréquemment des calculs, et quelquefois des débris cancéreux, des globules sanguins, de la fibrine, etc., etc.

Comment s’est formé ce liquide ?

L'hydropisie de la vésicule biliaire résulte d’une occlusion complète et permanente du canal cystique.

Cette occlusion dont nous verrons les causes dans un

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