chapitre suivant pourrait dans certains cas rares jouer
le rôle de soupape et un peu de bile peut entrer de
temps en temps dans la vésicule, mais ne peut en
sortir. aix ri RE El ER RATIO ss DIR |
En règle générale l’occlusion est complète, per-
manente et fixe, et la bile ne peut plus pénétrer dans la vésicule. 7.
Pour Frerichs la bile se résorbe peu à peu, et est
remplacée par la secrétion muqueuse des parois. Ce-
pendant lui-même dans son observation VII dit que le
liquide d’une hydropisie était une humeur aqueuse.
Pour Nuvoli il y aurait autre chose. La bile se ré-
sorbe, mais en même temps qu'il y a secrétion mu-
queuse des parois, il y a échange entre le sang et le liquide de la cavité. La bile abandonne ses éléments constitutifs, et le sang, de l’eau et de l’albumine. En quelques semaines les pigments biliaires auraient disparu, et il n'y aurait plus qu’un peu de graisse et de cholestérine qui disparaîtraient elles-mêmes au bout
. de quelques mois. Il ne resterait plus alors dans la vésicule qu’un oc séreux, plus ou moins riche en albumine et en mucus dont nous avons indiqué l’origine.
Roth admet à la fois l’origine muqueuse et l’origine hématique du liquide de la poche, et fait remarquer avec quelle rapidité extraordinaire peut se faire une distension même considérable de la poche sans l’ap-
‘ port d’une goutte de bile.
On comprend ainsi comment les auteurs peuvent
: ie non de r albumine, des éléments de la bile, ou du mucus pur. ER a ee
Si la tumeur est d’origine récenteou que l'occlusion permette à la bile d'entrer, le liquide plus ou moins coloré renferme les pigments, les sels et les acides de | la bile.
Si le travail d'échange entre le sang et la bile a été très actif on trouvera des proportions notables d'albumine.
Si enfin un ou des calculs étaient dans la poche une cause continuelle d'irritation le contenu pourra être du mucus à peu près pur... |
Dans certains cas l'hydropisie de la vésicule biliaire existait sans qu’il y eût aucune obstacle apparent au niveau du canal cystique tandis que le cholédoque était obstrué (1). | it |
Il ne s’agit pas à proprement parler ici d'hydrapiste de la vésicule mais de rétention biliaire, bien que daas certains faits de ce genre l'analyse du liquide n’ait fait
découvrir aucun élément constitutif de la bile.
On peut rapprocher de ceci l'observation citée par Barth et Besnier : chez un enfant mort à la suite d’une imperforation du canal cholédoque les voies biliaires intra et extra hépatiques étaient pleines de bile, le canal cholédoque au contraire ne renfermait qu’un li-
quide muqueux incolore.
(1}V. Musser et Keen. Obs.XXXIIIet Blattmann.Obs.LXXXVILI.
Dans sa thèse Létienne dit que la bile peut être assez claire pour ressembler à du mucus et que seule l’ana-
lyse chimique peut les distringuer.
Au contraire malgré une occlusion absolue du canal
cystique la bile peut se transformer très peu ou pas du
tout. Durand Fardel trouve sur un cadavre le canal
cystique transformé en un cordon fibreux, et cepen-
dant la vésicule dont les parois sont normales ne renferme que de la bile noirâtre. — Nous citons plus loin une observation où l’analyse ne révéle l'existence d’au-
cun élément biliaire dans un liquide très foncé.
Mais prenons comme type de notre description un liquide clair, enfermé dans une vésicule distendue, blanche, à parois fibreuses et épaisses, complètement séparée du tube digestif par l’occlusion du canal cystique: ce liquide dont la limpidité et la transparence sont parfaites est-il stérile ?
C'est-à-dire le liquide de la vésicule biliaire hydropique abandonnée à elle-même peut-il devenir purulent, sans traumatisme, sans ouverture auû niveau du tube intestinal ou à la peau?
On a cru longtemps que la bile était aseptique, antiseptique même, et on citait à l’appui des. observations de rupture de la vésicule dans le péritoine sans péritonite. “
Netter { Progrès médical 1886 p. 99) dit qu'il
n'existe pas de microbes dansla vésicule normale, mais
qu'ils y apparaissent si on lie le cholédoque, Gilbert Girode et bien d'autres ont depuis agité la question.
Létienne dans sa thèse de 1891 après avoir examiné la bile au microscope, et pratiqué des ensemencements arrive à cette conviction que le liquide de la vésicule biliaire, même séparé du canal digestif par une occlusion complète du canal cystique pouvait renfermer des microbes et dans les « Archives générales de médecine » de la même année page 737 il cite un cas où l’oblitération du col est complète, la bile remplacée par du mucus, et où se trouvent quatre espèces microbiennes, colibacille et deux staphylocoques entre autres.
Le 19 novembre 1892 dans la « Médecine moderne» le même auteur insiste encore sur ce point : dans tous les liquides biliaires qu’il a examinés, qu'il y eût du pus ou non, il a trouvé des micro-organismes et le plus fréquemment le staphylococcus pyogenus aureus et le colibacille.
Naunyn au contraire prend de la bile sur deux chiens vivants et ne trouve aucun microbe. La bile prise sur deux cadavres de phtisiques donne encore un résultat négatif. Dans la vésicule biliaire d'un malade mort de myélite et de septicémie il trouve un seul coccus plus gros que le staphylocoque.
11 prélève encore de la bile-sur trois sujets vivants : dans un cas de lithiase récente le résultat est négatif,
de même dans un cas d’hydropisie consécutive à une
ps à (re
lithiase ancienne, et coïncidant avec l'existence d'un carcinôme, il netrouveaucun microbe, et enfin dans un second cas d’hydropisie il trouve un bacille analogue au colibacille, ou au diplobacillus pneumoniæ de Friedlander qui pour lui est le parasite décrit par Gilbert.
et Girode. es re os
L'existence constante de microbes dans la vésicule hydropique n’est donc pas admise par tous les auteurs.
Quant aux voies de pénétration de ces microorganismes ce sont les canaux cholédoque et cystique, ou les canaux hépatique ét cystique avant l’obstruction complète, qu'ils proviennent de l'intestin ou du foie.
L'infection de la tumeur est encore possible par la voie sanguine ou lymphatique: les agents pyogènes traverseraient les parois du sac, ét malgré l’occlusion parfaite du canal cystique pourraient déterminer la transformation de l’hydropisie de la vésicule en empyème.
La pénétration de ces microbes dans la vésicule ne s'accompagne pas forcément de suppuration, et leur présence peut ne se révéler pendant la vie par aucun symptôme. C’est à l’autopsie ou en examinant une pièce à la suite d’une intervention qu’on les découvrira. Mais sous l'influence d’une cause quelconque, quelquefois impossible à déterminer, pouvant dépendre du malade: fatigues, excès ; de la tumeur : traumatisme, irritation par un calcul; de quelque maladie infectieuse intercur-
rente, d’une ponction mal faite, tous les signes dé l’in-
fection et de la suppuration dé la poche peuvent éclato
Cette transformation purulente du contenu de la vésicule biliaire hydropique ne serait même pas une complication pour certains auteurs, mais l’hydropisie
ne serait que le premier degré de l’empyème.
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ETIOLOGIE
L’hydropisie de la vésicule biliaire résulte de l'occlüsion complète et définitive du canal cystique. Rappelons ici que l'on a trouvé des vésicules hydropiques ou en tout cas ayant tous les caractères d'une vésicule hydropique malgré le perméabilité quelquefois complète du canal cystique, coïncidant avec une oblitération du canal cholédoque.
Mais ce ne sont pas ces tumeurs biliaires dont nous nous occupons dans ce travail, et nous avons vu dans un chapitre précédent que la formation même du liquide hydropique indiquait une occlusion complète et permanente du canal cystique, permettant la résorbtion des éléments de la bile et leur remplacement par des liquides muqueux et séreux provenant du sang des vaisseaux voisins ou des glandes de la paroi.
L'hydropisie de la vésicule biliaire est un accident de la lithiase biliaire dans la plupart des cas. Dans les observations que nous citons plus loin nous trouvons
la proportion suivante :
Occlasion par Calculs rene, ce 70 :
Occlusion par calcul et cancer. . . . . . . 3 Occlusion par cicatrice du canal cystique.. . . 3 Occlüsionparhydatdes: =" Ms ere 1 OccIusiDAEpAT APCE ER ER PRE RE Re 1 Occlusion de cause non spécifiée ou inconnue. . 10
Dans ces quatre-vingt-huit observations l'obstacle