‹ Contribution à l'étude de l'hyperplasie adénomateuse diffuse de la mamelleChapitre 10 sur 18 · SN ARE · texte numérisé non relu

SN ARE

l'homme, de lésions [Urechia (123), Riese (109), Parhon (103), Marañon (95), Decourt (71)] ou de tumeurs de la base du cerveau [Mounier (100)|.

d) Surrénales

Marañon (96), Parhon (106), Riebler (108) admettent que la surrénale favorise la croissance de la mamelle, probablement par l'intermédiaire de l’hypophyse. Cette action se manifesterait aussi bien -chez la femme que chez l’homme. Leur hypothèse semble être confirmée, à l'heure actuelle, par de très nombreux cas de gynécomastie déclenchée par l'injection thérapeutique de corticostérone, chez des addisontens |[Levrat (90), Edwards (72), Bronstein (68), Raleigh (107)|.

Signalons également les cas de gynécomastie décrite chez des hommes porteurs d’hypernéphromes |Bittorf, Buscü, Parkes, Holl, Lissér (91), Simpson (115), Glass (79), Cahill (69)]. Weil (13) admet que cette tumeur sécrète des hornicnes androgènes et œstrogènes.

e) Thyroïde

Chez l’homme, l'hyperfonction de la thyroïde semble /avoriser la croissance de la mamelle. Marañon (94), Parhon (103), Cerioli, Fischer (75) signalent des cas de gynécomastie chez des basedowiens. L'’extirpation partielle de la thyroïde provoqua, dans deux cas analogues, une régression du volume mammaire [Starr (117)].

Chez la femme, seul Hill (42) publie une observation identique, tandis que Sainton (58), Frommel (38), Cotte (33) attribuent à la thyroïde, au contraire, un rôle /reïnateur sur la croissance mammaire.

f) Epiphyse et thymus

Marañon (123) décrit trois cas de macrogénitosomie dissociée, avec gvnécomastie gauche : ce syndrome est attribué actuellement à linsu/fisance de l'épiphyse. Mais Parhon (104) signale pour sa part deux cas de gynécomastie, chez des eunuchoïdes, dont l’activité épiphysaire lui semble exagérée.

Quant à Faelli (74), traitant de l’adiposité hypogénitale de la puberté, il l’attribue à un hyperthymisme dont la gynécomastie constituerait un des symptômes principaux.

RETOURS g) Prostate

Comment expliquer 7 cas où la prostatectomie à provoqué l’apparition d'une gynécomastie (Villeon, Oppenheimer, Mann) ? Pouvons-nous admettre une secrétion interne — inhibitrice — de la prostate (Kondoléon 1930) ? ou bien un trouble secondaire, fonctionnel, des testicules (Kondoléon 1930)? La rareté des cas signalés nous fait plutôt admettre une simple coiïncidence.

h) Troubles chroniques du foie

Bergonzi (65), étudiant 453 cas de gynécomastie, dans la littérature, constate que 60 d’entre eux (13 %) semblent liés à une crrhose hépatique. De nombreux auteurs, italiens surtout, avaient déjà signalé ce fait, en l'expliquant par l’atrophie testiculaire si souvent constatée chez les cirrhotiques. Pour Bergonzi, la gynécomastie de ces patients serait une des manifestations des troubles endocriniens multiples liés à la cirrhose. Paula, Marañon (95) insistent en outre sur le rôle indubitable du terrain constitutionnel dans cette affection.

Mais récemment Glass (80) a pu prouver que le foie joue un Jôle important dans l'inactivation des œstrogènes, chez l'homme. Ceux-ci, libérés par le testicule sous une forme active, seraient direccement responsables de l’hypertrophie mammaire des cirrhotiques.

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