CHAPITRE III Lésions cérébrales traumatiques
Entre les lésions cérébrales spontanées, telles que lhémorrhagie ou le ramollissement, ét les lésions cérébrales traumatiques résultant d’un choc extérieur, il y a une ressemblance clinique évidente et qui appelle la comparaison. Ce sont, en effet, presque les mêmes symptômes : coma, convulsions, paralysie, stertor ; si bien que, dans certains cas complexes, on a pu hésiter sur le diagnostic et se demander, en présence d’un malade gisant sans connaissance, si l'attaque d’apoplexie a précédé et déterminé la chute on si, au contraire, le traumatisme cérébral produit par une chute accidentelle, n'est pas la cause de l’état apoplectique. IL est même possible, à la rigueur, que l’autopsie ne permette pas toujours d'éliminer, d'une facon absolue, l’une ou l’autre des deux hypothèses. En tout cas, l’analogie clinique conduit à rechercher si, entre autres symptômes, on n’observe pas, dans les traumatismes cérébraux, les mêmes modifications de température que dans l’hémorrhagie cérébrale.
Une courte observation de Billroth (1), publiée il y a une trentaine d'années, semblait bien faite pour l’indiquer. Il s'agit d’un cas de fissure du crâne, accompagnée de contusion cérébrale et suivie de mort au bout de vingt-quatre heures ;
(1) Beobachtungs-studien über Wundfeber. Zangenbeck's Arch., 1862, CL pM320