‹ Contribution à l'étude de l'hyperthermie centrale consécutive aux lésions de l'axe cérébro-spinal en particulier du cerveauChapitre 18 sur 61 · LUS · texte numérisé non relu

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dans l'intervalle, malgré l'absence de plaie extérieure, la température était montée d’une façon continue jusqu'à 40°,9. Toutefois cette observation ne permettait, à elle seule, aucune déduction générale, et Billroth lui-même, ayant observé deux autres faits du même ordre sans élévation thermique, reconnait qu'il est difficile, en raison des conditions complexes d’un traumatisme cérébral, de dire exactement quelle peut être son influence sur la température. Un peu plus tard, M. Charcot (L), d'une façon incidente, il est vrai, mais explicite, compare les effets thermiques des traumatismes nerveux à ceux de l'hémorrhagie cérébrale et des attaques apoplectiformes. Plus récemment enfin, M. Duret (2), dans ses études expérimentales sur les traumatismes cérébraux, signale un certain nombre de faits qui nous intéressent. Chez la plupart des animaux en expérience il a observé, au point de vue de la température, trois phases successives : la première, très courte, est toujours marquée par une brusque élévation qui égale 41° et 42° à La suite de chocs graves, 39° ou 40° à la suite de chocs plus légers ; la seconde phase, qui survient de cinq à quinze minutes après le traumatisme, est caractérisée par un abaissement rapide de la température au-dessous de la normale, jusqu à 34° quelquefois ; vingt-quatre heures plus tard environ, la colonne thermométrique s'élève de nouveau, c’est alors la

troisième phase, phase inflammatoire pour M. Duret. L'auteur

rappelle à ce propos les recherches de M. Charcot sur les modifications de la température dans les attaques d’apoplexie liées à l’hémorrhagie cérébrale, et conclut que les traumatismes s’accompagnent à peu près des mêmes phénomènes.

(1) Zeçons sur les maladies des vieillards, p. 275. (2) Etudes expérimentales sur les traumatismes cérébraux, th. 1878, p. 90.

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