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La brusque ascension du début, d’ailleurs fugitive dans sa durée, serait en effet la seule différence notable.
Quant aux traités classiques, même récents, ils nous renseignent peu sur la question. Ils indiquent bien que la compression cérébrale est ordinairement suivie d’hypothermie ; mais ils attribuent toute élévation de température, survenant après une commotion où uné contusion, à l’apparition d’une complication inflammatoire, c’est-à-dire d’une méningo-encéphalite. En dehors de ces cas, l’absence de réaction thermique est considérée comme la règle.
Cependant un grand nombre d'observations, publiées depuis ceile de Billroth, indiquent nettement que l’hyperthermie est loin d’être un symptôme exceptionnel, après les traumatismes du cerveau. En effet, nous avons pu en réunir 31 cas, empruntés à différents auteurs, et choisis parmi les plus démonstratifs. On peut les diviser en différents groupes, suivant la forme générale de leur courbe thermique.
Dans quelques-uns d’entre eux, cette dernière est assez comparable à la courbe ordinaire de l’hémorrhagie cérébrale. Nous rapportons ici, à titre d'exemple, l'observation suivante (1) :
OBSERVATION 2 (inédite). — D.…., âgé de 42 ans, entre le 13 mai 1887, à l'hôpital Laënnec, dans le service de M. Nicaise, suppléé par M. Kirmisson. Il vient de faire une chute dans les chantiers du Bon Marché, d’une hauteur de 3 mètres. Il a rendu un peu de sang par la bouche, et on trouve des caillots dans les narines. Coma, résolution des quatre membres.T. 360,8.
Dans après-midi, T. 380,4. On constate de la contracture du
(1).Due à l’obligeance de M. KIRMISSON. — Recueillie par M. EDGARD CHEVALIER.