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a l'impression que les cordons ont dû limiter leur extension périphérique, se couder à angle droit, et, glissant sur le plan résistant, s’anastomoser peu à peu les uns avec les autres. C'est pourquoi, sur les coupes d'embryon de porc que nous avons examinées, le lobe antérieur est essentiellement représenté par deux ares de cercle délimitant entre eux un espace en forme de croissant, dans lequel les cordons cellulaires cheminent, plus ou moins tortueux, du plus petit arc, postérieur, vers le plus grand, antérieur.
La fixation ayant été trop longue, nous n'avons pu étudier sur cette pièce la structure fine des éléments cellulaires constitutifs des cordons glandulaires ; pour faire cette étude, nous avons utilisé une hypophyse de veau, à peu près au même stade, fixée au formol à 10 % et dont les coupes furent traitées par la série des colorants habituels.
Deux points sont à noter : d'une part, certaines cellules se différencient par leur caractère (inctorial; d’autre part, on trouve des pseudo-acini renfermant de la substance colloïde.
Les cellules glandulaires paraissent avoir toutes la même taille. Elles sont petites, donc en rapport avec la gracilité des cordons. Quelle que soit la méthode employée, nous avons distingué des cellules incolorées et des cellules colorées. Les cellules restées claires sont caractérisées par leur membrane plasmatique très accusée, polyédrique, et un cytoplasme incolore, aucunement teinté par les colorants ; le noyau, petit, présente une structure banale. Les cellules colorées prennent électivement l'éosine ; leur cytoplasme, d'apparence soit homogène, soit granuleuse, est abondant, Ces cellules
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sont disséminées çà et là dans toute l’épaisseur du lobe glandulaire.
Nombreux sont à ce stade les pseudo-acini renfermant presque tous une substance colloïde, peu abondante, qui se teinte par l'éosine. Nous verrons, dans un prochain paragraphe, comment se forment les pseudo-acini ou les vésicules closes de la glande pituitaire.
Pour le moment, nous retiendrons qu'au cours du développement, les cellules glandulaïres d'abord indifférentes, deviennent peu à peu chromophiles. Nous ne pouvons préciser la date exacte d'apparition des premières cellules chromophiles, ne connaissant pas l’âge du fœtus de veau utilisé ; et d'autre part, comme nous avons manqué de matériel humain, nous nous en rapportons aux conclusions de ‘THaon qui sont les suivantes : « L’acidophilie (ou la basophilie) n'apparaissent qu'au 5° mois. » D'après l'examen du fœtus de veau, nous croyons pouvoir affirmer que l’acidophilie est la première en date, que jusque-là, la cellule est réellement indifférente, ne se colore pas, ou si parfois elle prend l'éosine, l'avidité pour ce colorant est si peu accusée qu'il n’y a pas lieu de parler d'éosinophilie ou d'acidophilie.
De plus, la substance colloïde, à ce stade, nous a toujours apparu acidophile. Or, nous avons vu antérieurement que, de l’avis de beaucoup d'auteurs, chacune des deux variétés classiques de cellules chromophiles donnait une colloïde à caractère chimique correspondant.
En résumé, la première cellule véritablement glandulaire de l’hypophyse est la cellule éosinophile non granuleuse : c’est la première apparue après la période d’indifférence qui caractérise le début de l’évolution, C’est elle,
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\ . . . . Fr { à notre avis, qui est aussi le point de départ du cycle sécrétoire de la glande adulte, comme nous le verrons ultérieurement.