FEUILLET PARANERVEUX D UNE HYPOPHYSE DE MOUTON DE
Des coupes horizontales d'hypophyse de mouton embryonnaire nous ont présenté un mode de formation des vésicules colloïdes, que nous n'avons pas vu mentionné dans les diverses publications relatives à cette question.
Les coupes, débitées en série, nous ont permis de suivre ce processus formatif d'un bout à l’autre.
Le lobe glandulaire, volumineux, richement vascularisé, est séparé du lobe nerveux, doublé de son feuillet épithélial, par la fente hypophysaire déjà soudée dans ses portions latérales, mais qui subsiste assez large, dans ses deux tiers internes. C’est au niveau des cellules, qui doublent la fente hypophysaire à sa partie postérieure, que débute le-processus observé. |
En certains endroits, les cellules les plus superficielles du feuillet paranerveux se multiplient activement en donnont naissance à des bourgeons pleins qui s’enfoncent dans l'épaisseur de ce feuillet (fig. 5). La paroi de la fente est légèrement déprimée en regard de cette prolifération. Le bourgeon, d'abord arrondi, ne tarde pas à s’allonger en suivant un trajet perpendiculaire à la surface de la fente, jusqu'à atteindre, ou peu s'en faut, la limite antérieure du lobe nerveux. Au fur et à mesure qu'il gran-
dit, le bourgeon se creuse d'une lumière allongée autour de laquelle les cellules se disposent sur un ou deux rangs, rarement plus (fig. 6, 7). Cette lumière communique avec celle de la fente dont elle n'est plus qu'un diverticule, si bien que l'aspect de cette formation rappelle celui d’une invagination tubuliforme telle qu'on en rencontre dans la genèse des glandes simples tubulaires. Peu à peu, cette invagination perd toute relation avec la zone épithéliale superficielle qui lui a donné naissance. Aussi la voit-on peu à peu s'éloigner de la fente, tandis que son extrémité inférieure se ferme en un cul-de-sac semblable à celui de l'extrémité supérieure. À ce moment, l’invagination est devenue vésicule close (fig. 8, 9). Cette vésicule, de forme allongée, perpendiculaire à la fente, diminue peu à peu de longueur tandis qu’elle s'oriente de plus en plus dans un plan perpendiculaire au premier (fig. 10). C’est pourquoi, sur certaines coupes, on observe une ligne continue de semblables petits cystes, tous parallèles à la limite postérieure du sac hypophysaire.
$ IV. — Glandes d'animaux presque à terme, à terme, ou nouveau-nés.
Comme nous l'avons déjà fait remarquer, le matériel recueilli ne nous a pas fourni autant de stades que nous l'aurions désiré. Aussi, sommes-nous obligé de passer sans transition du stade précédent, encore jeune, à celui des glandes d'animaux presque à terme, à terme ou nouveau-nés. Nous envisagerons d’abord la cytologie du lobe glandulaire, ensuite celle du feuillet paranerveux.
Lobe glandulaire
Nous décrirons dans ce premier paragraphe les différents aspects cellulaires observés, selon les fixations et les colorations employées, sur des hypophyses de chats et de chiens nouveau-nés. Nous condenserons ensuite les résultats obtenus afin d'essayer d'établir la filiation des diverses cellules hypophysaires.