‹ Contribution à l'étude de l'hypophyseChapitre 7 sur 30 · PR 7 RES · texte numérisé non relu

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Ultérieurement, c’est-à-dire chez l’homme vers la huitième ou neuvième semaine, l’évolution se continue par la prolifération active de la paroi antérieure du sac hypophysaire. C’est un processus de bourgeonnement qui donne naissance à des cordons cellulaires pleins et anastomosés entre eux.

Si à ce moment on pratique une coupe transversale de l'organe, on y reconnaît les détails suivants : la paroi antérieure envahit peu à peu le mésenchyme environnant. Grâce aux bourgeonnements dont elle est le point de départ, elle devient irrégulière, très épaissie en certains endroits, beaucoup moins en d’autres, si bien que sa limite antérieure rappelle une ligne festonnée. La paroi postérieure, non modifiée ou très peu, se moule exactement sur la convexité de l’'ébauche nerveuse constituée essentiellement par une paroi (épendyme et pie-mère) qui limite une cavité unique ou déjà cloisonnée. Un espace clair, fermé de toutes parts, désigné précédemment sous le nom de fente hypophysaire, sépare ce lobe nerveux, accolé au feuillet postérieur, du feuillet antérieur proliféré. Dorénavant, on appellera spécialement ce dernier partie glandulaire ou lobe glandulaire de l'hypophyse, réservant au premier le nom de feuillet paranerveux ou encore de manteau (mantelschicht des auteurs allemands).

Histologie

Le but de notre travail élant d'apporter surtout une contribution à l'étude de l’histogenèse de l’hypophyse, il nous a semblé utile de faire précéder l'exposé de nos recherches personnelles d'une courte mise au point des connaissances actuelles sur Fhistologie de la glande. De cette manière, il nous sera plus facile, le moment venu, de montrer les transformations subies-par les ébauches hypophysaires au cours de leur différenciation ontogénétique.

Si on examine à un faible grossissement, après coloration à l'hémalun-éosine, une coupe transversale d'hypophyse passant au niveau de sa partie moyenne, on voit, et c’est le cas le plus fréquent, le lobe glandulaire affecter la forme d'un croissant dont la concavité est occupée par la section plus ou moins circulaire du lobe nerveux. Entre ces deux parties nettement individualisées, on trouvera selon l’âge de la glande, ou bien la fente hypophysaire et dans ce cas le feuillet postérieur sera lui aussi tout à fait distinct, ou bien les deux portions glandulaires seront juxtaposées en totalité ou par endroits, ou bien la ligne de démarcation ne sera pas reconnaissable : il se sera créé une zone hilaire avec ou sans les vésicules qui la caractérisent chez l'adulte. Cependant, chez certains animaux comme le chien et le chat, la fente persiste pendant toute la durée de la vie ; aussi, pour chaque espèce, devra-t-on tenir compte des dispositions qui lui sont particulières.

Quoi qu'il en soit, pour apporter plus de clarté dans

notre exposé d’histologie normale, nous envisageons successivement le lobe glandulaire, la zone interlobaire,

enfin le lobe nerveux.

S I. — Lobe glandulaire

Le lobe glandulaire est essentiellement constitué par un système de cordons cellulaires généralement ramifiés, séparés les uns des autres par un réseau conjonclivo-

vasculaire.

Tissu CONJONCTIF ET VAISSEAUX

Nous avons déjà vu que la glande dans sa totalité était enveloppée d'une capsule fibro-conjonciive. De la face interne de celle-ci partent, au niveau du lobe antérieur, une multitude de tractus connectifs dans l’épaisseur desquels cheminent les vaisseaux. Les tractus, grèles dès leur origine, se divisent et se subdivisent un grand nombre de fois pour former une trame des plus ténues dont les mailles sont comblées par les cellules épithéliales.

Sa constitution ne diffère en rien de celle du tissu interstiliel des autres organes. La plupart du temps, il est réduit à une simple gäine vasculaire, très délicate, que l’on met parfaitement en évidence par le nitrate d’argent après fixation au formol à 10 % pendant 24 heures.

La trame conjonclive peut même se réduire à sa plus simple expression, car il arrive souvent, comme TH4oN et d’autres l'ont signalé, et comme nous-même l'avons - vérifié, que la cloison connective qui, à la fois limite le cordon et entoure le vaisseau, s'amincit à tel point qu'elle disparaît. Ainsi, les cellules reposent directement par

leur pôle basal sur l’endothélium du capillaire sanguin dont on aperçoit les noyaux.

Certains auteurs mentionnent que l'endothélium vasculaire fait même parfois complètement défaut : les capillaires deviennent sinusoïdes, présentant çà et Ià quelques étranglements. Les vaisseaux sanguins, qu'ils soient typiques ou sinusoïdes, sont plus où moins nombreux, plus ou moins dilatés, selon les hypophyses étudiées ; ils renferment des éléments figurés en plus ou moins grande abondance, selon que l'animal a été sacrifié par la saignée ou par le chloroforme.

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