‹ Contribution à l'étude de l'hystérie religieuseChapitre 12 sur 17 · FR · texte numérisé non relu

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Que de noirceurs accumulées contre une femme inoffensive. Elle sait très bien qu'on ne la poursuit pas pour ces crimes. Quel intérêt auraient eu ses persécuteurs à construire d’aussi abominables machinations ; et comment, d’ailleurs, aurait-elle été mise au courant de ces intrigues ?

C’est à cette époque d’ailleurs qu’elle entend des voix qui la menacent derrière elle.

A la visitation où elle est enfermée, on l’interroge dans le dessein de la perdre, on contrefait son écriture ; autour d'elle tout est perfidie (Crouslé, p. 450) et cependant elle avoue qu’on lui veut du bien.

Les ennemis de P. Lacombe font faussetés sur faussetés, un abbé vient de Veneil pour déposer des faussetés.

Mais il faut la voir s’en prendre à Bossuet. Il répète ce qu'elle lui a confié sous le sceau du secret ; elle l’'accuse de vouloir perdre Fénelon pour avoir le chapeau de cardinal { Vie, t. IX, p. 177) ; il a promis la condamnation de M°° Guyon à M°° de Maintenon (Vie, IIT, 181) ; elle Le taxe presque d’imposture parce qu'il refuse un témoin (Vie, t: LIL, p. 191) ; il reproduit ses lettres avec un ton plein de malignité.

Lorsqu’elle s'est retirée aux Filles de Sainte-Marie de Meaux, les persécutions du prélat redoublent. Il prétend la contraindre à signer qu’elle ne croit pas au Verbe incarné, il lui lit un certificat qu’il remporte. Un autre jour, il vient la visiter, au risque de la faire mourir, et à l’aide de violences et d’emportements il veut

lui faire signer ce qu’elle ne veut pas. Il revient, plein

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