‹ Contribution à l'étude de l'ictère dans les leucémiesChapitre 20 sur 37 · II. — INTERET CLINIQUE · texte numérisé non relu

II. — INTERET CLINIQUE

Si l’ictère peut n'avoir qu’une importance secondaire lorsqu’il apparaît au milieu d’un tableau clinique suffisamment net de leucémie, parfois au contraire, il a un rôle révélateur d’importance primordiale, surtout dans les formes à début ictérique. Dans le cas étudié par M. CHAUFFARD et Mille BERNARD par exemple, anémie et ictère sont, avec quelques signes généraux, le mode de début et, fait remarquable, ces symptômes sont antérieurs, non seulement aux signes cliniques, mais encore aux stigmates hématologiques de leucémie, ce qui fait croire tout d’abord à une anémie pernicieuse ictérigène, car l’ictère était au deuxième plan par rapport à l’anémie plus frappante, et leurs recherches permirent aux auteurs de constater un stade préleucémique d’une leucémie aiguë.

L’ictère peut être le symptôme initial dominant dans le tableau clinique, et à un point tel qu’il donne alors l’impression d’une affection hépato-biliaire; d’où les diagnostics d’abord posés d’ictère catarrhal dans l'observation de M. DUTHOIT, d’ictère infectieux dans celle de M. DUPÉRIÉ et l'observation n° 2, d’angiocholite dans l’observation n° 1. Il a eu le grand mérite de provoquer divers examens complémentaires et de faire poser avec surprise et d’une façon précoce le diagnostic de leucémie aiguë dans l’observation de M. DUPÉRIÉ et de leucémie lymphoïde dans l'observation n° 1 de M. le Docteur P. MAURY, alors que les signes cliniques ne permettaient pas de les soupconner dès ce stade.

rt De

Page 1