‹ Contribution à l'étude de l'ictère dans les leucémiesChapitre 27 sur 37 · COMMENTAIRES · texte numérisé non relu

COMMENTAIRES

À la fin de cette analyse consacrée à l'étude des difficiles problèmes de pathogénie, il nous semble opportun et intéressant, à propos de ces formes ictériques de leucémies, où l’ictère s'est toujours accompagné d’une anémie, admise par presque tous de même nature hémolytique, de faire quelques considérations concernant les rapports des leucémies avec les anémies pernicieuses et les anémies spléniques hémolytiques.

A la suite de la publication de SYLLABA sur les anémies pernicieuses ictérigènes, MM. CHAUFFARD et LOEDERICH rapportaient en 1905, une forme ictérique d’anémie pernicieuse d’origine érythrolytique, comparable aux formes ictériques de leucémie. Ces auteurs signalaient les rapports de la leucémie myéloïde avec l’anémie pernicieuse et montraient que, dans certains faits de leucémie chronique ou aiguë, l’évolution morbide atteint la cellule rouge plus que la cellule blanche du sang. CHAUFFARD formulait encore l'hypothèse que l’érythrolyse et la myélémie sont des états préleucémiques. Plus tard, dans l'observation que nous avons résumée et où la distinction entre les deux processus d’anémie pernicieuse ictérigène et de leucémie myéloïde était délicate, M. CHAUFFARD et Mile BERNARD n'ont pas voulu considérer ces deux syndromes comme deux maladies autonomes et indépendantes l’une de l’autre; ils les ont compris comme les temps successifs du même processus portant à la fois sur la série rouge et sur la série blanche des éléments figurés du sang. MM. TIxIER et TROISIER ont exprimé de même que, dans leur forme ictérique de leucémie tout du moins, « il ne s’agit pas seulement d’une maladie des leucocytes, mais d’une affection intéressant à la fois le globule rouge et le globule blanc ». De nombreux cas ont été relatés depuis où s’associaient les lésions sanguines de l’anémie pernicieuse et d’une leucémie, en particulier par MM. NOBÉCOURT, GÉRAUD et Ch. RICHET.

Quant au cas de MM. MARCHAL, DANY et GRUPPER, une anémie splénique à manifestations complexes, où s’intriquent quatre syndromes : anémie pernicieuse d'origine érythrolytique, ictère hémolytique acquis, myélémie rouge, leucémie

HET NEA

lymphoïde à forme splénomégalique, il ne peut être rangé ni dans les formes cliniques, qui ont été appelées leucanémies, ni dans les anémies spléniques hémolytiques. Depuis, de nombreux

auteurs, comme MM. A. LEMAIRE et J. MALLARMÉ, dans leurs

études sur les érythroleucomyéloses avec subictères, ont insisté sur l'existence de cas où le processus leucémique ne touche pas les seuls globules blancs, mais tout le système néoformateur. Ki

Nous voyons que l’ictère réalise ainsi des formes de transition entre les leucémies, les anémies pernicieuses, les anémies splénomégaliques ou les érythrémies, déjà souvent difficiles à classer dans un cadre nosologique d’après l’aspect hématologique; par sa nature toujours’ hémolytique, en partie au moins, cet ictère survenant au cours de maladies du sang différentes, ne facilite certainement pas la démarcation entre les types nosologiques; au contraire, il en aplanit les frontières.

Après avoir rapproché ces formes ictériques, en partant du fait que l’anémie, l’ictère, la splénomégalie, l’hémolyse sont communs à certaines formes cliniques d’affections du sang diverses, et dont la nature est encore inconnue, il est tentant, à la suite des auteurs cités, de formuler l’hypothèse qu’un même processus peut les déterminer en lésant successivement ou simultanément les cellules de la lignée rouge et les cellules de la lignée blanche du sang.

de Che x ie y :

ROSES FANS

Page 1