RARES
tence des signes qui l’apparentent à l’ictère catarrhal simple :
Prurit dont Milian signale l’absence,
Bradycardie légère d’ailleurs sans valeur puisqu'elle n’est pas inférieure à 60 pulsations par minute.
L'auteur souligne enfin la coïncidence, dans deux de ses observations personnelles, d’une affection hépatique antérieure, sans vouloir en tirer d'autre conclusion qu’elle facilite l’apparition plus précoce de l’ictère. C’est à cet égard qu’une observation, que nous devons à notre maître M. P. Nicaud, nous paraît la plus intéressante. Elle décrit l’ictère syphilitique primaire dans sa forme la plus pure, la plus typique, chez un sujet indemne de toute atteinte hépatique antérieure, survenu au cours de l’évolution de chancres anaux, et ayant précédé l’apparition des accidents secondaires et des réactions humorales.
Observation VIII. — Une malade de 32 ans vient conculter à Lariboisière, le 6 août 1926, pour un ictère léger.
Cet ictère a débuté il y a trois jours environ, s’est foncé assez rapidement et, en ces quelques jours, un ictère modéré a été réalisé avec pigmentation notable de la peau, des conjonctives et des muqueuses. Urines assez foncées et décoloration appréciable des matières.
L'examen complet des muqueuses permet de reconnaître deux petites ulcérations siégeant sur la marge de l’anus vers le raphé ano-vulvaire, dont le début approximatif paraît remonter au 25 ou 26 juillet précédent.
Ces ulcérations sont peu étendues, de dimensions d’une petite pastille, presque côte à côte sur le bord antérieur de anus, et reposent sur une base indurée et assez largement. infiltrée, aux bords surélevés, à fond rosé légèrement sanieux. La présence de, ces ulcérations n’avait provoqué aucune réaction douloureuse. Un seul petit ganglion était perceptible dans le pli inguinal droit.
Un frottis est fait aussitôt après l’examen de la malade avec lexsudat obtenu par scarifications faites sur les borde d’un des éléments. On y découvre, après coloration de Fontana-Tribondeau, d’assez nombreux tréponèmes.