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accidents secondaires, d'entreprendre un traitement précoce et intensif qui aura vite raison de l’ictère et évitera des localisations tardives plus graves.
Or, tandis que l'atteinte rénale ne se manifeste que par une albuminurie souvent discrète, sans signes fonctionnels, l’atteinte hépatique, au contraire, est plus bruyante.
À la faveur des observations publiées depuis celle de Milian, ses caractères sont maintenant fixés.
Avant de rapporter les observations de M. Miülian, il nous faut citer celle que publia Lasch en 1894, où il décrit l’apparition d’un ictère, avant toute manifestation secondaire, chez un sujet porteur d’un chancre.
Observation I. — A. F.., une jeune femme de 19 ans, entre le 5 septembre 1892 à la clinique médicale pour un ictère franc datant, dit la malade, d’un jour.
On s’aperçoit d’une érosion indurée sur la commissure postérieure de la grande lèvre droite avec adénopathie inguinale indolente et volumireuse. La malade eut des rapports le 25 juin 1892 avec un jeune homme en traitement syphilitique depuis un an environ.
Fin juillet, elle aurait vu apparaître cette érosion vulvaire.
Les jours suivants, l’ictère se fonce. Douleurs dans les membres, légère température, appétit conservé, foie un peu augmenté de volume.
Le 10 septembre, ictère très intense.
Exanthéme maeulo-papuleux «colossal » sur le tronc, la tête et les extrémités.
Le chancre est à peu près cicatrisé.
Adénopathies généralisées.
Papules nombreuses.
Ictère plus foncé.
Fèces décolorées.
Foie gros et douloureux.
Rate hypertrophiée.
La malade reçoit une injection quotidienne de sublimé.
Le 9 octobre, l’ictère e’efface vite dans les urines; traces de pigments biliaires, fèces décolorées, le foie n’est plus douloureux.
L’exanthème est en voie de disparition.
Le 29 octobre, amélioration, poids augmenté de 8 livres, l’ictère a disparu, le foie est redevenu normal.
(Lasch, Berliner Klinische Wochenshrifft, 1894.)
Déjà, dans cette observation rapide, l’auteur a été frappé de l’apparition précoce d’un ictère qu’il ne décrit