LXX. — HENRI-PETIT
L'auteur opère une femme de cinquante ans avec hernie ombilicale étranglée depuis plusieurs jours. Suites simples, malgré une fistule stercorale. Quinze jours plus tard, la malade est en pleine occlusion, avec vomissements fécaloïdes et état général alarmant. Sortie de l'hôpital, cette femme, obèse, a mangé gloutonnement, en particulier, de gros morciaux de viande. La réouverture spontanée de la fistule stercorale fait cesser les vomissements. Le sérum salé hypertonique intra-veineux, la prostigmine, les Jlavements hypertoniques, amènent-une débâcle abondante avec gros bouchons de matières fécales. On peut penser qu'une nécrose limitée de l’anse étranglée avait provoqué la fistule stercorale, dont la guérison avait amené une coudure ou une sfténose du grêle : à ce niveau les gros morceaux de viande étaient venus se Coïncer en provoquant une
occlusion alimentaire.