III. — LES SIGNES PHYSIQUES
a) Signes de probabilité.
1° L’inspection doit être attentive. Elle montre un signe rare, mais décisif : le péristaltisme. Pour peu que l’on voit se dessiner, par crises douloureuses, des anses intestinales sous la paroi abdominale, on peut affirmer qu’il y a obstruction (GuINARD). C’est bien là le seul signe à attendre
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de l'inspection car le ballonnement est d’apparition trop tardive. Ce n’est pas un signe de diagnostic.
2° La palpation. — En général, l'abdomen n’est ni souple, ni dur. Il donne plutôt une sensation de résistance élastique, ou de durcissement intermittent en profondeur, sous la main qui palpe. Mais il faut s’attendre, dans l’iléus biliaire, à trouver souvent une paroi abdominale parfaitement souple, et aucun signe de contractions intestinales.
30 La percussion. — Le tympanisme existe habituellement. Mais il ne traduit que la présence de gaz intestinaux non liée nécessairement à une obstruction permanente de l'intestin.
49 L’auscultation n'apporte pas de signes décisifs.
Cet examen, jusqu'ici peu instructif, ne doit pas écarter l'hypothèse d’occlusion. Il faut au contraire tout mettre en œuvre pour déceler le calcul probable. C’est de cet examen complémentaire que peut dépendre la certitude du diagnostic.
b) Signes de certitude.
19 La présence d’une fumeur.
Dure, profonde, immobile peut être découverte par le palper minutieux, quadrant par quadrant, de l’abdomen. C’est un signe rare, que CHAUFFARD déclare exceptionnel, mais qui a permis souvent un diagnostic exact. LERICHE et CoTTE l’ont affirmé : « Le signe qui possède la plus grande valeur, c’est la brusque apparition d’une tumeur dure en un point quelconque de l’abdomen. C’est à son contact que vient finir le péristaltisme, et que peut exister, au début, le météorisme localisé ».
De même, le cas de DENAUER : « Outre les douleurs * violentes, des vomissements fécaloïdes et de l’ictère, on