ROSES
constatait l’existence d’une double tumeur : l’une d'elle, du volume du poing, siègeait à droite sous l’angle des côtes ; la deuxième, plus volumineuse, occupait la région de la vavule iléo-caecale ».
Un autre exemple, par lequel Quenu affirmait pour lui l'avenir de ce signe : « Un dernier signe, et non le moindre, nous est fourni par la palpation abdominale. C’est la constatation d’une tumeur extrêmement dure, plus dure que toute autre espèce de tumeur. Cette sensation, je l’ai eue nettement, elle suffirait peut-être, à l’avenir, à me permettre le diagnostic ».
Très nombreux sont les auteurs qui ont décrit ce signe. Il est malheureusement trop rare, SCHULLER, sur 150 observations, l’aurait trouvé 20 fois.
29 Les touchers rectal et vaginal.
Le toucher rectal peut permettre de percevoir le calcul, indécelable à la palpation. Le toucher vaginal semble plus fructueux : grâce à la dépressibilité des culs-de-sac, le doigt. peut explorer profondément et latéralement les anses grêles et les colons.
« Dans le cul-de-sac gauche, très haut, on perçoit une masse arrondie, dont la surface n’est pas uniformément lisse, du volume d’une grosse prune, peu mobile. Le contact du doigt contre cette masse provoque une douleur très vive ». (GUILLEMIN)
Cocxez, dans l'observation rapportée par OKiINczyc, a fait le diagnostic car « la constatation nette d’un corps étranger ballant parmi des anses intestinales nous autorise à déclarer qu’un gros calcul biliaire est la cause probable de l’occlusion ».
Mais répétons que de tels signes décisifs sont rares. Le calcul biliaire peut être trop profondément situé, trop haut
près de l’estomac, ou trop petit, pour être senti à la palpation ou au toucher. Reste une dernière et récente méthode d'investigation. ;
30 L'examen radiologique.
On avait fondé beaucoup d’espoir sur l’examen radiographique. Mais l’épreuve de temps semble montrer jusqu'ici qu’il ne donne pas les résultats que l’on avait escomp-
tés. Néanmoins, il mérite d’être rangé parmi les examens utiles : il est d’une utilité majeure dans le cas où la notion
d’horaire n’est pas devenue plus impérieuse que tout. La réponse qu’on peut en espérer ne doit en aucun cas gêner le clinicien dans sà préoccupation la plus constante : celle de la perte de temps qui rendra inutile une intervention retardée. Deux méthodes s'offrent au spécialiste :