‹ Contribution à l'Étude de l'Iléus biliaireChapitre 6 sur 30 · AT UE · texte numérisé non relu

AT UE

A. Le calcul obstruant la lumière intestinale par sa masse est un mécanisme aléatoire.

B. Le spasme intestinal : voilà l’élément dominant. Il explique à lui seul toute la pathogénie de l'affection. Il est amorcé, puis entretenu par la présence du calcul ne jouant que le rôle d’« épine irritative ». Cette notion admise pour tout viscère creux luttant contre un obstacle qui s'oppose au transit normal de son contenu, n’est pas en défaut dans le cas de l'intestin bloqué.

Chaque irritation sur un point localisé de l'intestin (et l’obturation calculeuse constitue une telle irritation) déclenche les phénomènes suivants :

1. Au-dessous du point excité, un relâchement de la paroi intestinale ou arrêt de la péristaltique.

2. Au-dessus du point excité, une contraction de l’intestin dans le sens iso-péristaltique.

Si l’obturation est durable, les contractions accumulent le contenu intestinal sous une forte pression dans l’anse située immédiatement en amont de l’obstacle. La mise en tension de cette anse agit-elle même comme un facteur excitant sur l’anse sus-jacente et y détermine des contractions. Ainsi va se produire une irritation de proche en proche gagnant de bas en haut tout l'intestin situé au-dessus du point d’occlusion et déterminant sa dilatation progressive.

Mais la dilatation extrême cesse d’agir comme excitant et, au bout d’un temps variable, les anses se paralysent. Flasques, atones, elles sont le siège de coudures, de plicatures à angle aigu qui rétrécissent en de multiples endroits la lumière intestinale.

L’iléus, d’abord spasmodique — « iléus spastic » des Anglais — précède l’iléus paralytique irrémédiable : la levée de l’obstacle à ce stade ne peut plus avoir d’effet curatif.

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