‹ Contribution à l'étude de l'impaludation thérapeutiqueChapitre 10 sur 24 · INCONVENIENTS DE LA DOUBLE IMPALUDATION · texte numérisé non relu

INCONVENIENTS DE LA DOUBLE IMPALUDATION

Elle entraîne un allongement considérable du traitement : l’apyrexie intermédiaire et la deuxième incubation portant la durée totale à 2 ou 3 mois.

‘Or la malariathérapie n’étant pas un traitement praticable à domicile, les frais en seront triplés soit pour la famille, soit pour la collectivité. |

Elle comporte l’échec fréquent de la réinoculation, surtout si l’on emploie la même souche, ceci étant fonction du degré d’immunité résiduelle de la primoimpaludation.

Dans un certain nombre de cas, on essuie un refus de réinoculation de la part des malades ou de leur

famille, soit que la première série ait laissé un mau-

vais souvenir, soit qu’elle ait entraîné un début d'amélioration que l’on espère voir se poursuivre seul.

Enfin l'effet thérapeutique est peut-être moins profond du fait du trop grand éloignement séparant les deux cures fébriles.

Conditions optima de la Malariathérapie en deux temps

La méthode idéale devait réunir les avantages suivants :

1° L’apyrexie intercalaire doit être brève, mais suffisante pour permettre le relèvement de l'état général du malade. (Par exemple comprise entre 5 à 15 jours.) à

La cure est ainsi à peine allongée et toute occasion est retirée de ce fait au malade ou à la famille de se soustraire à l’achèvement du traitement.

2° L’apyrexie doit être relativement réglable à volonté pour tenir compte précisément de chaque cas particulier.

3° La reprise des accès doit pouvoir être obtenue de façon certaine; or, les réinoculations exposant à des échecs, le mieux serait de rendre inutile la deuxième inoculation et d'obtenir une simple récurrence de la première.

Tels étaient les principes établis de longue date par notre maître Mollaret au centre de malariathérapie de la Salpêtrière et auxquels, en collaborant avec lui, nous avons tenté de donner une solution ;

celle-ci, pratiquée depuis 1938, nous a permis d’obtenir un certain nombre de résultats heureux.

Cette technique est dérivée des expériences faites à l’instigation de notre ami Philippe Decourt sur l’immunité dans le paludisme qui nous ont amené à chercher la provocation d’un état « dysgonique », et pour ce faire à utiliser au cours du paludisme d’inoculation divers médicaments antipaludiques de on thèse. . |

C’est en expérimentant l’action sur les schizontes de Plasmodium Vivax d’un médicament considéré classiquement comme gaméticide que nous avons abouti à la présente technique.

La méthode d’impaludation en deux temps de la Salpêtrière

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