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de L'eRUE
L'atténuation des accès
En 1928 Horn et Kauders, résumant les méthodes jusque-là employées pour atténuer les accès, proposent une nouvelle technique. Jusqu'à présent, écrivaient-ils à cette époque, on peut soit atténuer la fièvre avec de petites doses de quinine (0 gr. 10 à 0 gr. 20), soit arrêter les accès avec une dose faible unique de 0 gr. 50 de quinine, et attendre ensuite une réapparition spontanée ou provoquée des accès, et la nouvelle méthode qu’ils proposaient consistait à faire absorber pendant toute la période d’incubation, tous les deux jours, 0 gr. 05 de quinine, ce traitement pouvant être poursuivi éventuellement après l’apparition des nouveaux accès fébriles.
Mais les auteurs reconnaissaient .que tous les malades ne réagissent pas de même façon à la quinine : il est des cas, disaient-ils, où après une seule administration d’une petite dose de quinine on observe une apyrexie passagère avec reprise spontanée ou provoquée des accès, mais il en est d’autres et assez nombreux semble-t-il où les accès disparaissent
définitivement, d’autres enfin où l’on observe un affaiblissement progressif des accès.
Confirmant les résultats notés par ces auteurs, nous ‘avons pour notre part assisté deux fois à un arrêt définitif des accès avec des doses uniques de 0 gr. 10 et de 0 gr. 20 de quinine, données pour atténuer des accès alors que la température atteignait 41°.
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La malariathérapie en deux temps
La constatation quasi-unanime du fait que les accidents graves ne se produisent qu’à la fin de la série des accès a amené d’autres auteurs à proposer la malariathérapie en deux temps.
Stewart, puis Wagner-Jauregg proposèrent de scinder le déroulement des accès en deux périodes séparées par une apyrexie accordant au sujet un repos de sécurité, cette apyrexie pouvant par ailleurs être utilisée pour une chimiothérapie adjuvante.
C’est ainsi qu’en 1931 Wagner-Jauregg proposa la méthode d’impaludation en deux temps, ou plutôt une double impaludation : après deux ou au maximum quatre accès le paludisme est interrompu par des doses totales de quinine, puis après six semaines, utilisées pour le traitement au néo-salvarsan, on pratique une nouvelle inoculation du paludisme; après quoi le malade supporte habituellement sans inconvénient les quatre ou six derniers accès.
Cette double impaludation, qui présente des avantages réels que Mollaret exposait aux lecteurs français dans sa monographie de 1933 consacrée au trai-