A. - LA SOUCHE
Toutes nos recherches ont été effectuées avec les précautions expérimentales les plus rigoureuses ; il importait, en particulier, d'éliminer ïes variations liées à la diversité des souches de Plasmodium Vivax utilisées.
La souche employée est banale dans sa nature (PL Vivax : tierce bénigne) mais très spéciale dans ses caractères actuels parce qu’entretenue depuis une dizaine d’années par M. Mollaret au Centre de la Salpêtrière par inoculation à partir de sujets en cours d’accès à des sujets neufs et cela toujours par passage direct d'homme à homme.
Pendant les premières années des passages s’opéra une série de transformations lentement progressives qui aboutit, depuis six ans environ, à une fixation de plusieurs caractères. Actuellement (et à condition d’éviter une série de facteurs contingents, d’un intérêt réel d’ailleurs mais que nous ne voulons pas aborder ici), la maladie artificielle que nous conférons présente les traits essentiels suivants :