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tité. I1 communique le cas d’une domestique de 22 ans, de la cli-. nique d'accouchement de Gusserow, cas s’étant terminé rapidement par la mort, et au cours duquel il y avait eu un accès d’éclampsie.
« En 1894 », l'observation personnelle de Shiwults est un caslimite.
Il s’agit vraisemblablement d’une dermatite aiguë.
« En 1895 », Schutlz communique le cas typique d’une femme enceinte de 38 ans, dont l’évolution se fait vers la guérison et le développement normal de l'enfant.
« En 1894 », Dauber fait une communication au sujet de la terminaison de la maladie, communication dans laquelle il se sert des observations de Du Mesnil et Marx. Si ces derniers auteurs avaient observé trois récidives avec issue favorable, la malade de Dauber présenta quatre récidives avec issue fatale après un an et demi. On notera comme complication une tuberculose floride pulmonaire et laryngée.
Dauber remarque l'intérêt rétrospectif du point de vue étiologie de la dermatose maligne, considère comme vraisemblable une influence toxique spécifique et accepterait le premier l’idée d’une infection aiguë ou chronique.
« En 1898 », Gross et Rille rapportent chacun une observation, la première chez une femme enceinte de 35 ans, la seconde chez un apprenti de 17 ans. Dans ce dernier cas, la mort suivit et l’on trouva à l’autopsie de nombreuses petites tumeurs de l’æœsophage; la malade de Gross guérit tout. d’abord, mais Ehrmann, parlant de ce malade dans son article sur l’impétigo herpétiforme, rapporte que lexitus suivit, sans manifestations particulières, le malade étant, apparemment, en convalescence.
Il est compréhensible que, étant donné la rareté relative de l’impétigo herpétiforme, et la fréquence de la dermatite herpétiforme, les rapports de ces deux dermatoses soient l’objet de discussions nombreuses. C’est ce qu’on remarque dans les communications de Leredde (1897), Fordyce (1897), Popeloff (1897), Hartzell, Witehouse (1897) et Tommasoli (1898). Ce dernier auteur tenta, en 1895, de systématiser le pemphigus et les dermatoses analogues en les concevant comme des intoxications agissant de l’intérieur à l'extérieur (autointoxication) ; il considérait les dermatoses pemphigoïdes et les pemphigus comme deux sous-groupes : dans le premier il différenciait des cas à évolution bénigne et des cas à évolution maligne; dans le deuxième il plaçait l’impétigo herpétiforme de Hebra-Kaposi- dans sa variété bulleuse.
A la fin du dix-neuvième siècle, Dubreuilh, dans le deuxième volume de la Pratique dermatologique, décrit encore l’impétigo herpétiforme et accentue l’opinion qu’il extériorisait en 1892, au sujet de la nature et de la délimitation de cette dermatose. Il se pose la question de savoir si l’on ne trouvera pas plus tard des rapports très étroits
entre l’impétigo herpétiforme et les maladies suivantes : dermatitis repens, l’acrodermatite suppurative continue, la dermatite pustuleuse chronique centrifuge.
« En 1896 », Glaevecke donne un clair aperçu des connaissances d’alors sur l’impétigo herpétiforme en communiquant l’observation d’un cas que lui avait adressé von Schultze. Glaevecke établit un pronostic de fâcheux augure, étant donné que la pratique de l’accouchement prématuré provoqué était à discuter dans tous les cas, et que l’amélioration de la maladie de la mère et l’aptitude à vivre de l'enfant étaient toujours problématiques.
Dans la première décade du vingtième siècle, on trouve fréquemment des descriptions courtes sur la pathologie et la thérapeutique de l’impétigo herpétiforme. (Janowsky, Bibliothèque des Sciences médicales de Drasche; Neisser, Jadassohn, Rüille, Joseph Lesser, Pinkus et Finger.) Le plus souvent il:est question de la nature septique ou infectieuse de la maladie.
« En 1905 », dans le deuxième volume du manuel de Dermatologie de Mracék, Ehrmann traite le chapitre de l’impétigo herpétiforme. Il n’apporte pas de point de vue nouveau à l’étude de cette dermatose
qu’il est enclin à considérer comme toxique ou infectieuse.
€ En 1907 », paraît le Traité élémentaire de Dermatologie pratique, de Brocq, dans lequel l’auteur donne une opinion brève, mais bonne au sujet du groupe conçu par lui des dermatites polymorphes douloureuses. Il s’en rapporte à ses observations au chapitre du pemphigus. On retiendra sa conception de l’impétigo herpétiforme comme une affection autonome, indépendante de son grand groupe des der-. matites douloureuses, cependant il ne conteste pas l’existence des formes de transition.
D'autre part, la description clinique de l’impétigo herpétiforme est traitée par Brocq dans le chapitre des dermatoses microbiennes.
« En 1908 », dans le traité les Affections cutanées, par Jarisch- Matsemauer, on envisage l’unité des manifestations éruptives; on étudie, en particulier, le diagnostic différentiel avec le pemphigus végétant miliaire.
Toutes les formes ne correspondant pas au type décrit par He-
bra seraient à considérer, d’après ces auteurs, comme des dermatoses pustuleuses analogues, mais non pas identiques.
Les cas publiés paraissent plus rares à ce moment. Tout d’abord, un diagnostic erroné de Pollock, en 1900.
€ En 1901 », on remarque le rapport de Gunsett qui, d’une part publie le cas d’une malade de Maret, d'autant plus intéressant que la dermatose récidive onze ans après la ménopause, et d'autre part il accroît la casuistique d’un cas d’impétigo herpétiforme masculin. Gunsett discute et critique les publications anciennes et particulièrement les dix dernières observations. Il prétend que parmi vingt-neuf
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cas connus,d’impétigo herpétiforme, on remarque neuf cas chez les nullipares & chez des hommes, soit 31 %, de telle sorte qu’il n’y a pas de raison de considérer la dermatose en question comme une maladie de la grossesse. Des considérations de diagnostic différentiel terminent ce travail, remarquable d’un bout à l’autre.
« En 1905 », lorsque Borsecki rapporta un nouveau cas d’impétigo herpétiforme, il avait réuni douze observations depuis Dubreuilh, correspondant au cas de Gunsett, à une observation , de Gross et aux siennes propres. Il en arrive à ces conclusions :
1° L’impétigo herpétiforme représente une unité dermatologique qui ne doit être confondue avec aucune autre maladie connue de nous.
2° Nous ne sommes pas autorisés à la considérer comme une dermatose de la grossesse.
3° La gravidité et l’accouchement sont une condition favorisante pour l’impétigo herpétiforme.
4° L’étiologie n’est pas jusque maintenant suffisamment expliquée. Cependant beaucoup d’arguments sont en faveur d’un processus < pyamique » (pyæmischen process).
5° Les femmes enceintes atteintes d’impétigo herpétiforme sont menacées d’une récidive à une nouvelle grossesse.
6° Le pronostic n’est pas à considérer comme très fâcheux : sur trente-quatre observations, on note dix-neuf cas mortels et quatorze guérisons (la terminaison d’un cas n’est pas notée).
I n’est pas indifférent de voir combien le développement du tableau clinique se fraye un chemin dans différentes directions.
Ainsi en 1905, von Nobl publie une observation d’impétigo herpétiforme intéressante surtout au point de vue rétrospectif, des rapports indiscutables avec la gravidité. Si l’on examine attentivement cette observation, on trouve quelques dérogations au type de Hebra- Kaposi, par exemple pour la restitution des foyers cutanés qui se fait chaque fois promptement, sans pigmentation remarquable, mais la coloration de la peau n’est pas normale. Le cas suivant de von Nobl n’a qu’un intérêt de diagnostic différentiel.
Nouvelle remarque, dans une certaine mesure, à propos des communications de Kren, qui, en 1907, discute sérieusement les critères de Hébra-Kaposi dans l’examen des cas éruptifs, mais en même temps présente comme nouvelle observation celle d’un apprenti de 15 ans et celle d’une jeune fille de 23 ans chez qui l’aspect des pustules ne semble pas présenter l’image classique de Hebra. En tout cas, dans la discussion qui suit la présentation de Kren, les opinions de dermatologistes avisés tels que Ehrmann, Riehl, Finger et Weidenfeld sont bien divergentes, si bien que l’on peut conclure avec cette phrase de Finger : « Il est bien difficile de poser à coup
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sûr le diagnostic d’impétigo herpétiforme, mais il est aussi difficile de l’éliminer avec certitude. »
« En 1909 », Scherber s'occupe avec une méthode très approfondie, de l’impétigo herpétiforme et à cette occasion rapporte le cas typique d’une fille accouchée depuis six semaines qui succombe à l'affection. L'auteur prétend avoir trouvé dans ce cas le complexe symptomatologique de Hebra typique et en sépare tous les cas d’éruptions décrits chez des individus du sexe masculin. D’autre part il prétend que le sang et le contenu des pustules sont restés stériles, et que les cas où on a dit avoir trouvé du staphylocoque et du streptocoque sont des erreurs. Scherber est donc opposé aux efforts tentés pour élargir le cadre de l’impétigo herpétiforme.
« En 1909 », il est indiscutable que le cas de Gavazzeni est un impétigo herpétiforme, il se rapporte à une fille de 33 ans, vierge, à propos de laquelle l’auteur « exclut le rapport nécessaire de l’impétigo herpétiforme et des organes génitaux féminins ». L’autopsie ne donna aucune relation avec une septicémie.
« En 1910 », Richter rapporte un cas qui s’est transformé en psoriasis et qui, faute de phénomènes concomittants graves, indépendamment d’un état fébrile de dix jours du post-partum, est à considérer vraisemblablement comme un psoriasis pustuleux.
Dans le même temps (1910), Wechselmann rapporte un cas mortel. L'auteur s'occupe surtout de la pathogénie et de l’étiologie de l'affection et prétend en particulier que l’impétigo herpétiforme est en réalité une dermatose de la grossesse et de la puerpéralité, tout en supposant une certaine ressemblance avec le tableau des intoxications par les ferments (Fermentintoxikationen). Dans les manifestations cutanées, il n’y a qu’une partie du tableau symptomatique de la maladie; il existe à part cela toute une série de modifications du système nerveux central, du tractus intestinal, des fonctions végétatives dans la symptomatologie complète de l’impétigo herpétiforme. Tous ces troubles sont amenés non seulement par l’irruption de fer-, ments par la voie transplacentaire, mais aussi par un dysfonctionnement des organes qui ont pour rôle de neutraliser les toxines placentaires.
Wechselmann cherche, sous le titre de l’Insuffisance des orga nes désintoxiquants, létiologie de l'impétigo herpétiforme en tant que dermatose de la grossesse, voulant y voir une participation importante des modifications des organes à sécrétion interne comme l’hypophyse et le thymus. L'opinion de l’auteur est de valeur heuristique, sa conception de l’impétigo herpétiforme comme maladie de la grossesse semble trop limitée et sa théorie, bâtie sur ce principe, insuffisante.
Dans le même ordre d’idées que Wechselmann, Linser, en 1911, cherche à réunir dans le même cadre toute une série de processus observés dans la grossesse, variés du point de vue morphologique,
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dont certaines modifications anaphylactiques constitueraient le point commun, Il y voit des « toxicoses gravidiques » séquelles du passage d’albumines parentérales allant du fœtus à l'organisme maternel, toxicoses auxquelles il rattache l’impétigo herpétiforme.
« En 1911 », von Chambers communique le cas d’un homme de 40 ans, cas discutable; en revanche, de Amicis fait connaître une communication casuistique. Scheuer, qui avait déjà publié en 1910 sur l’impétigo herpétiforme, extériorise en 1911, dans son œuvre bien connue : Affections cutanées féminines d’origine sexuelle, sa conception de cette maladie et énonce la théorie qu’il a élaborée avec Wechselmann dans les trois points suivants
1° Le placenta est le point de départ de l'affection.
2° Les corps toxiques pour l’organisme maternel sont formés par le placenta; ce sont des ferments ou des toxines apparentés aux albuminoïdes.
3° L’intoxication de l’impétigo herpétiforme a deux composantes : l’une nerveuse, l’autre toxique générale.
De telles conceptions se rattachent aux théories correspondantes de l’éclampsie.
€ En 1916 », on franchit de nouveau un pas. Ziemann, ayant reconnu des cas d’impétigo herpétiforme en dehors de la grossesse et de la puerpéralité, voit l’origine, non seulement dans les toxines, mais bien plus dans une déficience congénitale ou acquise d’organes à sécrétion interne avec perte de l’équilibre des sécrétions internes.
« En 1919 >», Polland communique un cas caractéristique du point de vue clinique et par son évolution vers la mort, survenu d’une façon inhabituellement précoce chez un garçon de 11 ans. L'auteur hésite à classer son observation parmi les cas certains de la dermatose en cause.
À partir de 1920, l’intérêt que l’on porte à l’impétigo herpétiforme devient plus vif. De nouveaux points de vue apparaissent, se rapprochant de celui de Ziemann.
« En 1921 », Rost, frappé par la symptomatologie clinique et la pathologie animale comparée, croirait volontiers à un virus infectieux quand bien même il n’arrive pas, par l’histologie, la bactériologie et les cultures, à le mettre en évidence dans les pustules de sa malade : une femme enceinte qui meurt.
La description moins significative d’Assmann, concernant une dermatose pustuleuse du troisième mois de la grossesse, ne comprend pas de recherches pathogérniques ou étiologiques.
Les travaux de Schardorn et Tryb paraissant dans cette même année 1921, n’en ont que plus de signification. Le premier rapporte l’observation de deux impétigos herpétiformes chez des femmes non enceintes. Chez les deux malades, l’apparition de l’exanthème avait fait suite à une thyroïdectomie avec tétanie strumiprive condi-