‹ Contribution à l'étude de l'impétigo herpétique de HébraChapitre 11 sur 22 · MUR. NES · texte numérisé non relu

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tionnée par la perte des parathyroïdes (Epithelkærperchenverlust). Il était naturel que, dans ces relations évidentes de thyroïdectomie, tétanie et dermatose, on cherchât un rapport de cause à effet. Dans la symptomatologie complexe de la tétanie strumiprive, on a observé une série de manifestations analogues à celles qui se présentent dans l’impétigo herpétiforme, quand bien même on ne retrouve dans l’anamnèse aucune ablation de parathyroïdes, en particulier en cas de goître. Il se peut aussi qu’une insuffisance de ces organes à secrétion interne, en particulier pendant la grossesse, ait pour conséquence une tétanie. Schardorn pense qu’il existe une interdépendance étroite entre impétigo herpétiforme et tétanie et conclut son travail en transformant l’opinion de Ziemann et en précisant : « L’impétigo herpétiforme est une intoxication conditionnée par la déficience des parathyroïdes. »

«< En 1921 », Tryb rapporte le cas évident d’un impétigo herpétiforme chez un homme de 32 ans qui succombe lui aussi. Il est à remarquer que, pendant le cours de la maladie, on découvrit un diabète insipide périodique et, radiologiquement, une forte augmentation du volume de l’hypophyse, ce qui pouvait expliquer la polyurie concomittante. L’auteur conclue en se basant sur son cas que les modifications pathologiques de cette glande sont un facteur important dans l’étiologie de l’impétigo herpétiforme, non seulement dans ses rapports avec la puerpéralité, mais aussi chez l’homme.

« En 1922 », apparaît la relation de Walter sur la signification des glandes endocrines dans l’étiologie de l’impétigo herpétiforme. Se basant sur l’observation d’une femme enceinte de 38 ans qui présente un cas typique de cette dermatose, et chez qui on relève en outre des signes évidents d’ostémalacie, l’auteur discute en particulier la signification de cette dernière affection en temps qu’affection atteignant l’ensemble des glandes à secrétion interne. Il conclut : « L’impétigo herpétiforme est une affection générale dont le meilleur type de description a été donné par Hébra et Kaposi. Il peut atteindre, sans distinction d’âge ni de sexe, tout individu. La cause profonde siège dans les glandes à secrétion interne dont les troubles ont pour conséquence l’intoxication de l’organisme par des produits du métabolisme, causée par la disposition de la fonction antitoxique de ces glandes (probablement les parathyroïdes et lhypophyse). La thérapeutique par le sérum de femmes enceintes normales donne d’heureux résultats quand l’évolution n’est pas trop avancée. »

« En 1923 », A. Jordan, dans son travail sur les modifications cutanées chez les femmes enceintes, prend parti pour la réalité de l’impétigo herpétiforme et, malgré des conceptions récentes opposées, prétend qu’il existe des rapports avec les glandes endocrines.

De même, K. Wiener, en 1924, dans son étude sur les modifications cutanées en rapport avec les organes génitaux, émet l’opinion

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de l'importance capitale des secrétions internes dans l’impétigo herpétiforme.

« En 1924 », Buschke communique le cas d’un homme de 52 ans, avec des manifestations cutanées présentant une certaine analogie avec l’impétigo herpétiforme, bien que certains symptômes importants fassent défaut. Comme complication, il y avait une tumeur médiastinale, dont la nature ne fut pas élucidée, étant donné qu’elle régressa par la radiothérapie, en même temps d’ailleurs que les manifestations cutanées. .

Sans vouloir discuter plus avant la viabilité de cette observation en tant qu’impétigo herpétiforme, signalons cependant ici les modifications thymique ou thyroïdienne en rapport avec la dermatose.

Sur ces entrefaites paraissait en 1923 une communication casuistique de Kopferer avec description d’une tétanie intercurrente, et un deuxième cas de Pohlmann, en 1925, concernant une femme enceinte qui ne survécut pas; Kolischen, en 1924, observe chez une secundipare de 20 ans une tétanie typique après thyroïdectomie et un impétigo herpétiforme qui s’étendait au cuir chevelu; Novak-Kolisch peuvent pratiquer l’autopsie : ils trouvent à côté d’un reste de tissu thyroïdien, une absence totale de glandes parathyroïdes.

« En 1925 », Bruhnes décrit un, cas déjà cité auparavant, concernant une femme de 42 ans qui, bien que non enceinte, offre le tableau de la dermatose de Hebra dans 5a forme la plus typique, mais avec une évolution bénigne. Sans pouvoir mettre en évidence des modifications sensibles, Bruhn prétend que la cause de l'affection réside dans de telles modifications.

« En 1926 », Scherber traite à fond la question de l’impétigo herpétiforme. Il donne d’abord communication de deux cas, le première concernant une femme qui, finalement, présente surtout une érythrodermie desquamative généralisée jusqu’à ce que des récidives ramènent l’image clinique de la pustulose cutanée; la dernière de ces récidives disparut peu après l’accouchement prématuré provoqué. Le deuxième cas est une tétanie strumiprive chez une malade de 20 ans après thyroïdectomie; plus tard apparut un impétigo herpétiforme. L’exitus suivit. À l’autopsie on ne trouve pas de parathyroïdes, malgré un examen approfondi. Sur la base de nouvelles recherches qui rendaient vraisemblables les modifications endocrines comme facteurs conditionnant l’apparition de l’impétigo herpétiforme, Scherber admet une classification nette des pustuloses cutanées en plusieurs groupes et croit que, d’après le résultat de ses recherches, on ne saurait accepter qu’un seul groupe d’impétigo herpétiforme, tout à fait indépendant, étiologiquement, de la gravidité et du sexe. Intéressé par les recherches d’Abderhalden (Pregl), concernant le thymus, les surrénales, le placenta et particulièrement l’hypophyse dans son premier cas et par la tétanie strumiprive dans le deuxiè-

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me, Scherber est enclin à considérer les modifications des glandes endocrines comme facteurs étiologiques de notre dermatose et attache la plus grosse importance à la déficience des parathyroïdes. Sa méthode thérapeutique répond à cette conception étiologique.

« En 1927 », enfin, Schreiner décrit un impétigo herpétiforme ayant commencé à 4 mois chez un garçon de 10 ans qui guérit. Il y avait ici une dystrophie adiposo-génitale, donc de nouveau des anomalies des glandes endocrines. Buschke et Curth décrivaient cette même année un nouveau cas chez une femme de 68 ans qui présentait radiologiquement des modifications de la selle turcique. Les troubles objectifs et subjectifs furent jugulés par des injections de folliculine qui furent continuée jusqu’à presque complète disparition des symptômes.

Ce que Wrescynski a décrit en 1927 comme impétigo herpétiforme avec manifestations articulaires était en réalité un psoriasis pustuleux identifié par V. Zumbuch.

« En 1927 », Novak, dans la Biologie et la Pathologie féminine, de Halban-Seits, pense que c’est dans l’état de grossesse que l’on trouve le plus souvent une insuffisance parathyroïdienne. La conception de la nature endocrinienne de l’impétigo herpétiforme progresse sans cesse.

« En 1928 », von Leszcezynski apporte des éléments intéressants; quatre observations dans lesquelles on trouve une tétanie, deux psoriasis, un cas où coexistait un hyperfonctionnement de la thyroïde et de l’hypophyse, un autre cas où l’on trouve une aménorrhée comme signe d’insuffisance ovarienne ou hypophysaire. L'auteur ne doute pas qu’il faille considérer l’impétigo herpétiforme comme une dermatose d'intoxication dont la cause serait dans un trouble de l’équilibre des glandes endocrines. Il discute en particulier les rapports de l’impétigo herpétiforme et du psoriasis et en arrive à supposer une parenté morbide des deux affections qui auraient pour origine un dysfonctionnement congénital des secrétions internes.

. « En 1928 », Brill est de l’avis des deux derniers auteurs et communique une observation dans laquelle une femme de 44 ans, après une deuxième thyroïdectomie, présente des signes de tétanie, un an après apparaît un impétigo herpétiforme, et finalement elle meurt dans la cachexie strumiprive avec complications septiques. L'auteur pense à des troubles du métabolisme du calcium conditionnés par des troubles des secrétions internes comme dans la grossesse et qui peuvent occasionner l'apparition d’un impétigo herpétiforme.

€ En 1929 », Danisch fait un rapport sur un cas identique. Cet auteur met en relief l’absence totale de parathyroïdes, cependant que l’histologie de la thyroïde ne montre pas d'insuffisance. Les ganglions sympathiques sont le siège de modifications dégénératives. - L'influence directe et corrélative des fonctions d’une ou plusieurs

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glandes à secrétion interne est considérée comme la cause des troubles du métabolisme du calcium.

La théorie de la nature endocrinienne de l’impétigo herpétiforme trouve un appui d’abord dans une observation de Werthmann (1928); il s’agissait d’une femme enceinte de 39 ans, à sa neuvième grossesse qui se termina par la mort. Cette malade avait présenté comme séquelles opératoires d’un goître colloïde nodulaire, des manifestations tétaniques typiques et un impétigo herpétiforme. L’autopsie montra l’absence totale de parathyroïdes. L’embryon présentait des altérations du squelette crânien et des anomalies du périoste,

« En 1929 », Béron rapporte le cas d’un impétigo herpétiforme apparaissant chez une jeune fille de 22 ans, en même temps que l’arrêt des règles; les organes génitaux de la malade étaient cliniquement atrésiés; des extraits ovariens agirent favorablement, sans toutefois empêcher une récidive localisée.

« En 1929 », Buschke et Curth considèrent l’interruption de la grossesse comme une indication absolue à cause du mauvais pronostic de l’impétigo herpétiforme.

« En 1929 », les tentatives de Milian en vue d’étudier expérimentalement la nature de l'affection, le conduisent à pratiquer l’inoculation du contenu des pustules à la cornée du lapin. Il réussit aussi quelques inoculations en série sur d’autres animaux, mais le résultat final n’est pas appréciable. Nous étudierons ces recherches d’une façon plus détaillée au chapitre de l’anatomie pathologique.

« En 1929 », la communication de Migge prend place dans le sens de troubles endocriniens; il s’agissait d’une malade âgée de 43 ans, atteinte d’impétigo herpétiforme quatorze jours après une pneumonie. Elle présentait de l’aménorrhée qui guérit en même temps que l’affection cutanée par l’emploi de folliculine. On pensa que la cause était un dysfonctionnement ovarien.

« En 1929 », une communication de Batunin concerne un homme de 35 ans qui présenta une forme sévère avec extension aux ongles des doigts et des orteils. L’évolution se fit vers une cachexie rapide avec température élevée et réactions articulaires; elle se termina par une diarrhée sanglante et la mort. On trouva à l’autopsie une péritonite par perforation et des ulcérations de l’intestin grêle. Bien que l’on n’ait rien trouvé du point de vue bactériologique, tout porte à croire qu’il s’agissait d’une septicémie.

« En 1929 », Soots rapporte le cas d’une primipare de 22 ans, qui, peu de jours après avoir accouché d’un enfant bien portant, présenta une récidive d’une dermatose apparue auparavant au huitième mois de sa grossesse. La récidive guérit après quelques nouvelles poussées. Si les conclusions de l’auteur, à propos de ce cas,

sont fondées, elles peuvent donner lieu à maintes discussions.

& En 1930 », c’est au cours de ces recherches et discussions

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