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d’une communication concernant une observation inédite d’un cas grave d’impétigo herpétiforme ayant évolué favorablement.
Maret pense que cette affection est due indirectement à un parasite. Dans la même année (1887), Ittmann s’élève contre l’opinion de Dühring dans un rapport sur la dermatite herpétiforme qu’il considère comme impétigo herpétiforme, se rattachant ainsi au point de vue de l’école de Dermatologie de Breslau. Ses recherches se résument en deux points
1° L’impétigo herpétiforme apparaît seulement pendant la gros- sesse et les suites de couches, donc les formes observées chez l’homme
et la femme non enceinte doivent être rattachées à d’autres dermatoses.
92 La dermatose herpétiforme et l’impétigo herpétiforme sont deux maladies différentes.
« En 1888 », Brocq parle encore dans son étude approfondie sur la dermatite herpétiforme du diagnostic différentiel entre l’impétigo et la dermatite et souligne à cette occasion ses premières impressions.
€ En 1889 », Du Mesnil et Marx, dans leur Traité, voient tout d’abord des rapports entre la dermatite et l’impétigo et rapportent une nouvelle observation : il s’agit d’une femme non enceinte, ni en suite de couches et qui, de plus, ne présente pas d'affection génitale.
Etiologiquement, les deux auteurs ont en vue une maladie du système nerveux.
« En 1889 », au premier Congrès international de Dermatologie, Hallopeau décrit une affection qu’il présente avec Besnier et Doyon comme une « nouvelle forme de dermatite pustuleuse en foyers à progression excentrique ». Hallopeau voulait différencier cette forme de l’impétigo, malgré les ressemblances cliniques très accentuées.
« En 1890 », Dühring communique une observation qui présente au premier chef la symptomatologie typique d’un impétigo herpétiforme chez une femme non gravide, alors qu’une éruption apparue secondairement correspondait morphologiquement aux efflorescences typiques d’une dermatite herpétiforme. De telles observations l’avaient engagé à introduire la maladie de Hébra dans le cadre de la dermatite herpétiforme.
Dühring croit que c’est une forme d’impétigo herpétiforme. Dans le même ordre d'idées, Besnier et Doyon, en 1891, en arrivent à cette conception que l’impétigo herpétiforme de Hebra n’est pas une entité déterminée, mais qw’elle serait une forme particulière du groupe important des dermatites pustuleuses. ;
« En 1892 », Dubreuilh réunit dix observations, cinq d’entre elles recueillies à la clinique de Vienne, lui sont communiquées par Kaposi. Ce sont : g
Di)
Le cas de Geber (1872); Celui de Kaposi (1884-1887) ; Celui de Maret (1887):
Celui de Du Mesnil et Marx, et enfin un cas personnel concernant un homme. Post mortem, on a pu pratiquer une autopsie et des examens histologiques.
A la suite de l’exposé de ces observations, Dubreuilh analyse, en la critiquant sévèrement, la littérature concernant l’impétigo herpétiforme et rejette toutes les descriptions qui n’offrent pas la symptomatologie exacte dans le sens de Hebra-Kaposi. C’est ainsi qu’il rejette même les dermatoses telles que celle décrite par Auspitz sous le nom d’herpes végétant alors qu’il admet le cas de Du Mesnil évoluant avec des végétations (Vegetationen). Ensuite, dans son Mémoire, Dubreuilh décrit l’impétigo herpétiforme avec toutes ses particularités. Il en étudie le pronostic, l’anatomie pathologique et l’étiologie qui semble encore bien obscure à l’auteur. Finalement, il discute le diagnostic différentiel avec l’herpès gestationis, le pemphigus, la dermatite pustuleuse chronique en foyers à évolution excentrique de Hallopeau, enfin le diagnostic différentiel de cette dernière dermatose et de l’impétigo herpétiforme.
« En 1892 », sous le titre de Pustuloses cutanées généralisées, Freyhan présente à la Société de Dermatologie de Berlin, deux cas typiques de la maladie éruptive qui nous occupe chez une accouchée de 26 ans et chez un maçon de 40 ans. Dans les deux cas, issue fatale.
A cette époque, les hésitations au sujet de la détermination et de la place de l’impétigo herpétiforme dans une classification apparaissent clairement dans les remarques de Besnier et Doyon dans la traduction du manuel de Kaposi.
Dans l'appréciation du complexe des symptômes décrits par Hebra et Kaposi, les-deux auteurs français ne peuvent se décider à voir une entité morbide bien caractérisée de l’impétigo herpétiforme, mais ils tendent plutôt à le considérer comme une partie intégrante d’un groupe de maladies nouveau et très étendu. En citant les nombreux cas très voisins que décrivaient à cette époque Hallopeau, Feulard, Brocq, Hautecœur, ils considéraient qu’il était prématuré de prendre une position ferme.
« En 1893 », dans la quatrième édition de son manuel, Kaposi se rapporte à quinze cas de la clinique viennoise, touchant dans l’ensemble des femmes enceintes. Il mentionne deux cas chez les hommes où l’on reconnaît à propos de l’un d’eux l’observation de Pataky chez un jeune homme de 18 ans, observation que Kaposi a rejetée dans son travail de 1887 comme appartenant à |’ « erythema multiforme ».
« En 1893-1894 », Breyer s’occupe de l’impétigo herpétiforme, compulse la littérature, et reconnaît cette dermatose comme une en-