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de tétanie. Les nombreux traitements tentés ne semblèrent pas influer sur l’évolution de la maladie.
Les conclusions de Carter et Pearse, à propos de ces deux cas sont les suivantes :
1° La composition chimique du sang, qui donne des indications précieuses, n’est pas assez souvent recherchée et suffisamment approfondie.
2° Les dermatoses (aussi bien l’impétigo herpétiforme que la dermatite herpétiforme et le pemphigus chronique), réapparaissent avec les grossesses suivantes. L’aménorrhée est une séquelle fréquente.
3° Les facteurs étiologiques ne sont pas clairs. Le dysfonctionnement parathyroïdien peut jouer quelque rôle. Des cas frappants d’impétigo herpétiforme associé à la tétanie ont été rapportés.
4° Le traitement influence probablement très peu la maladie. On devrait diriger les recherches vers le maintien de l’état général des malades et vers la prévention et la préservation d’une infection secondaire. La maladie survenant au cours d’une grossesse est une indication pour éviter de futures grossesses. Si la maladie se manifeste de bonne heure dans la grossesse, le pronostic fœtal est mauvais.
Danbolt publie en 1937 une étude sur les relations du psoriasis pustuleux et de l’impétigo herpétiforme.
S. Tenlen publie le résultat d’un traitement hormonal efficace : il s'agissait d’une impétigo herpétiforme typique récidivant pendant la grossesse (on a constaté trois récidives en trois ans). Il n’existait aucun autre signe en dehors des lésions cutanées. Des injections de sels de chaux furent pratiqués parallèlement au traitement symptomatique. L'état de la malade s’aggravant, un accouchement prématuré fut provoqué le septième mois au cours des deux premières grossesses. Les fœtus n’étaient pas aptes à vivre. Pendant la troisième grossesse, du troisième au sixième mois, un traitement prophylactique consistant en injections de chaux et de folli culine fut mis en œuvre. La dermatose récidiva néanmoins au sixième mois de la grossesse. On injecta à ce moment de l'extrait parathyroïdien. L'état général s’aggravant progressivement, on prescrit des injections d’antex (hormone du lobe antérieur de l’hypophyse extraite du sérum de juments gravides). C’est alors que Ja dermatose et l’état général se sont améliorés à un tel point que la grossesse a pu évoluer normalement et, après un accouchement normal, la patiente a mis au monde un enfant né à terme.
« En 1937 » encore, J. Bartmann publie un article intitulé A propos d'un traitement étiologique de l'impétigo herpétiforme. L'auteur rapporte les observations d’impétigo herpétiforme survenu chez des malades présentant un dysfonctionnement endocri-
ADS nien. Il cite les auteurs qui pensent à l’étiologie endocrienne de l’impétigo herpétiforme, et en conclusion il exprime l'opinion
1° Qu'il faut compléter l'étude morphologique de l’impétigo herpétiforme surtout du point de vue du diagnostic différentiel.
2° Aux définitions de Hébra et de Kaposi il semble que l’on doive ajouter les principes suivants : le diagnostic de l’impétigo herpétiforme évoque l’idée d’un dysfonctionnement endocrinien qui conditionne la chute du taux du calcium sanguin.
« En 1938 », Schmidt-La Baume fait paraître un article intitulé : Zmportance du dihydrocholestérol comme méthode thérapeutique de l’hypocalcémie dans l’impétigo herpétiforme. Il constate le succès de cette thérapeutique et rapporte plusieurs observations à l’appui de sa thèse.
Scherber étudie, la même année, l’action de l'extrait parathyroïdien et du dihydrocholestérol sur l’impétigo herpétiforme.
G. Traina Rao fait connaître un impétigo herpétiforme compliquant une grossesse; F. Kogoj parle d’un cas se présentant sous forme de pustules spongiformes.
L. Bory publie un article sur les relations entre l’herpès gestationis et l’impétigo herpétiforme. :
« En 1939 », A. V. Ferrari publie une méthode étiologique clinique et expérimentale de l’impétigo herpétiforme à propos de quatre cas typiques, dont trois chez des femmes enceintes primipares, à diverses époques de la grossesse, et un cas chez un homme présentant des altérations endocrines évidentes. L’évolution a été grave chez deux des femmes, mortelle chez l’homme qui succomba avec les signes d’une infection générale. On inocula simultanément en injection intraveineuse et intracérébrale du pus stérile de l’une des malades chez quatre lapins. L’injection provoqua chez l’un des lapins une méningite séropurulente. L’auteur estime, avec Milian, que l’impétigo herpétiforme est, non pas une dysendocrinose, mais une maladie infectieuse à virus inconnu qui peut trouver peut-être des conditions favorables à son développement dans certaines altérations endocrines. Ainsi s’expliquerait l’apparition de la dermatose même chez des femmes âgées et chez des hommes ainsi que la fréquence plus grande chez les femmes enceintes.
Sandler publie un mois après, à propos d’une observation inédite, une brève revue de la littérature concernant cette dermatose.
< En août 1939 », L. J. Frank rapporte une guérison par le traitement sulfamidé, sur lequel nous nous étendrons plus longuement au chapitre thérapeutique. L'auteur signale que ce cas est le seul connu en dix années dans la littérature américaine. On peut supposer que les dermatologistes américains veulent se conformer strictement à la description de Hebra. L'auteur, dans le cas signalé, n’a pas eu l’occasion de rechercher la calcémie.